Loin de nous l’idée de nous ériger en donneurs de leçons, notre but étant d’attirer leur attention ou celle des éducateurs afin de mettre un frein à cette déchéance. Il y a quelques jours, nous avons constaté la disparition pour la troisième fois en moins d’un mois des robinets de la fontaine publique de Taourirt. Cet acte qui nécessite force et outils ne peut objectivement être imputé à des enfants. Les adultes qui pensent tirer profit de la vente de ce butin sont peut-être les mêmes qui ne s’embarrassent pas de déterrer les câbles électriques avant la mise en service de l’éclairage public à Ahechad. Nous assistons ces derniers temps à des gestes dont les auteurs consciemment ou inconsciemment nuisent à autrui. Le conducteur d’un véhicule à l’arrêt sur le bas-côté de la route décharge toute une cargaison de sachets de détritus qu’il jette dans les champs ou dans le fossé, déjà chargé de canettes et de bouteilles de bière, au vu et au su des passants. Pourtant, il ne lui reste à parcourir que quelques kilomètres pour arriver à la décharge publique ou à un point de collecte des ordures.
Les plaques de signalisation routière installées il y a peu par la DUC ne sont plus qu’un souvenir, et le jour où l’idée d’en installer d’autres lui viendrait, le service des ex-ponts et chaussées devrait penser à des plaques en béton. Par leur comportement, certaines personnes, parfois sans s’en rendre compte, empoisonnent le quotidien des honnêtes gens. L’idée tant répandue des biens de “Baïleck” semble avoir de beaux jours devant elle.
Il est encore loin le jour où l’on cherchera dans la rue une poubelle pour y jeter un mégot de cigarette. Cela, paraît-il, se fait ailleurs. Il n’est donc pas interdit de rêver.
Nacer B
