Des élus s’insurgent

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l Comme pour l’année précédente, mais avec cette fois-ci une revue à la baisse de la cagnotte, l’octroi d’un même budget pour les communes de la wilaya de Tizi Ouzou dans le cadre des Plans communaux de développement (PCD) à soulevé l’ire de quelques élus, particulièrement ceux des localités surpeuplées tels les chefs-lieux de daïra. En effet, si l’on prend l’exemple des communes de Maâtkas et de Souk El Ténine, l’on s’aperçoit effectivement de cette disparité dans la répartition des richesses nationales. Comment en effet octroyer le même budget pour ces deux communes dont le nombre d’habitants de la première dépasse de loin le double de la seconde sans parler de la superficie. Ces 23 millions de dinars alloués par la commission d’arbitrage de la wilaya à l’ensemble des localités de la région serait, selon certains élus une aberration “nous ne pouvons comparer par exemple des petites communes telles Mechtras, Ifigha, Idjeur, Agouni Gueghrane, Abi Youcef, Sidi Namane… à celles beaucoup plus importantes telles Beni Douala, Boghni, Maâtkas, Azzazga, Aïn El Hammam. Larbaâ Nath Irathen, Ouadhias, Ouaguenoun, Bouzeguène, Tigzirt, Azzefoun…et par conséquent les PCD doivent être proportionnels !” dira un élu de Maâtkas qui ne veut en aucun cas diminuer des mérites de ces communes dites “petites” qui exigent aussi de fortes enveloppes pour leur développement local mais il est également rationnel de prendre en considération la démographie de chaque localité. Si l’on revient sur notre exemple qui est celui de Maâtkas cette commune compte, en effet, plus de 50 villages, avec quelque 35 000 habitants. Son PCD qui est de l’ordre de 23,7 millions de dinars est le même que celui d’une commune de 9 000 habitants. C’est dire que l’indignation des autorités locales est tout à fait légitime et justifiée. A rappeler que pour l’exercice 2007, la cagnotte était de 42 millions de dinars. Autrement dit, celle-ci est divisée par deux pour cette années. “Espérons seulement que pour les PSD, les pouvoirs publics puissent revoir cette politique de deux poids deux mesures” résumera notre interlocuteur.

Idir Lounès

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