Pourtant, les Olympiens ont débuté sous de bons auspices le championnat et étaient même considérés parmi les favoris à l’accession de par les moyens humains et matériels mis à leurs dispositions, se permettant ainsi non seulement le recrutement d’un entraîneur de renom qui a déjà fait ses preuves dans le passé, et de joueurs de qualités mais aussi une bonne préparation de l’intersaison caractérisée par deux stages de 10 jours chacun. Le premier s’étant déroulé à la crèche communale de la ville et conçu pour une prise de contact entre les différents acteurs du club et l’instauration d’une cohésion entre les anciens joueurs et les nouvelles recrues. Le deuxième stage a eu lieu à l’ISTS de Aïn Bénian ou l’occasion était donnée aux camarades de Akkouène de se mesurer à des formations de l’inter-régions. Les dirigeants des Olympiens, il faut le dire ont mis les moyens qu’il fallait afin que leur club puisse faire face à une concurrence acharnée dans un groupe qui compte d’excellentes équipes mais cela sans compter sur un imprévu de dernière minute, venu juste à l’orée du démarrage du championnat.
Il s’agit de la fermeture de leur stade pour des travaux d’aménagement. Voués à l’errance et jouant les rencontres supposées être jouées à domicile à Amizour, une ville éloignée de leurs bases d’environ 50 kilomètres, les joueurs du club phare de la haute vallée de la Soummam ne se sentant pas à l’aise loin de leurs base et également de leur public ne pouvaient alors donner la pleine mesure de leur talent, tenant bon jusqu’à la 6e journée quand recevant le CA Kouba, ils ont flanché en subissant leur première défaite à domicile. La prochaine rencontre à domicile sera encore fatale pour les Olympiens, lequels ont perdu sur le même score contre le RC Boumerdès et cette fois-ci devant leur public car évoluant sur leur terrain fétiche d’Akbou. Commença alors une série de contre performances qui a provoqué le départ du coach hamici. L’arrivée de l’entraîneur Hamidouche, recruté en sauveur, n’a pas changé la donne même s’il a tenté de remettre sur rails une équipe sans âme.
Quoi que l’on dise, l’équipe a commencé quand même à réaliser quelques bons résultats en arrachant deux nuls à l’extérieur. Malade au plus profond d’elle-même, la formation Akboucienne a fléchi encore à la 15e journée en clôturant la phase-aller par une autre défaite à domicile contre l’IB Lakhdaria. Une défaite de trop, avaient conclu leurs supporteurs, très déçus d’ailleurs ce jour du rendement de leur équipe. Du haut de la tribune, ils ont lancé un véritable cri d’alarme à qui peut sauver leur club, un SOS qui n’est pas tombé dans les oreilles de sourds. L’Olympique végétait dans les profondeurs abyssales, ce qui met en danger son avenir. Cette affligeante situation n’a pas été sans conséquences sur l’ossature du club. Cette fois-ci, c’est le président Bouchrit qui a remis le tablier lors d’une assemblée générale a l’issue de laquelle les présents ont opté pour un directoire de plus d’une vingtaine de membres en attendant l’élection d’un président qui se fera lors de la réunion de la prochaine assemblée. Les nouveaux dirigeants auront inéluctablement du pain sur la planche pour sauver le club avant qu’il ne soit trop tard. Pour cela, il faut que toute la famille sportive Akboucienne s’implique.
L. Beddar
