L’Algérie veut s’attaquer à la contrefaçon

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Classé parmi les cinq pays les plus touchés par ce fléau, après la Chine, l’Inde, les Emirats arabes unis et la Malaisie, notre pays n’a pas échappé à l’afflux des produits contrefaits.

Cette situation proliférante et dangereuse, reconnue à maintes reprises par les pouvoirs publics, est devenue presque une sorte de “terrorisme” commercial, dont le territoire national s’est avéré une plaque tournante et de prédilection des contrefacteurs. Le manque à gagner, dû à ces pratiques de fraude et de contrefaçon, est chiffré à pas moins de 200 millions d’euros par an.

La Direction de lutte contre la contrefaçon (DLFC) créée en 2003 dans le but justement de contrecarrer ce genre de “marché”, s’est vue impuissante, malgré les mesures prises par l’administration des Douanes et autres services analogues. Non formés pour ces circonstances, nous informe-t-on, ils ne font que constater l’évolution inquiétante de ce fléau. Des sources de la DLFC avancent que pas moins de 837 700 produits contrefaits ont été saisis depuis 2006 jusqu’à la fin 2007, dont 63% représentent la pièce de rechenge automobile, 13% des produits cosmétiques, 10% des cigarettes et 8% des produits alimentaires. Effarant.

A souligner que le phénomène de contrefaçon qui toucherait à en croire la même source, à plus de 80%, toutes les marques et tous les secteurs, serait dû au manque voire à l’absence de maîtrise des agents affectés à ce genre de “marché”.

Pour lutter donc contre ce fléau qui nuit considérablement à l’économie nationale et surtout à la santé et à la sécurité de la population, des décisions auraient été prises notamment pour la mise en place d’un dispositif d’évaluation de conformité aux normes. Son entrée en vigueur devrait prendre effet vers la fin de l’année en cours. Ce dispositif, indiquent encore nos sources, comportera des procédures de contrôle plus éfficaces, sachant que les agents qui opérent jusque-là dans le domaine de la contrefaçon n’ont par reçu de formation spécifique inhérente à la conformité des marchandises.

Toujours selon les mêmes informateurs, des formations expertes seront entreprises par l’Institut de normalisation qui consiste bien évidemment en la création d’organes d’évaluation de la conformité, de certification, de laboratoires accrédités et enfin d’organes d’inspection plus rigoureux tels que définis dans le dispositif.

S.K.S.

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