Cependant, au fur et à mesure que les années s’égrènent le rendement des oliveraies a pris « la pente » par rapport au prix de l’huile d’olive qui est actuellement sur le chemin inverse. Ouadhias, connue pour être une région productrice, à l’image des localités de Kabylie, subit un recul de la production. Même s’il est généralement difficile de cerner les raisons d’un tel état de fais, certains agriculteurs penchent sur l’abandon des champs par leurs propriétaires. « Nos jeunes n’ont plus envie de travailler la terre, il préfère le faire sous d’autre cieux en contrepartie de quelques euros. Il faut que l’Etat pense à une stratégie à même d’encourager les jeunes à labourer la terre ; je vous assure que cela peut générer toute une dynamique de développement et de la création d’emploi », nous dira le propriétaire d’une huilerie à Ouadhias. Il est vrai dans ce sens que la plupart des citoyens ne se rappellent de la « terre » qu’en période de récolte. Interrogé par nos soins sur les raisons de l’ouverture d’une huilerie, notre interlocuteur nous répondra « j’ai travaillé dans plusieurs secteurs textiles, entre autres et, cela ne m’a guère empêché de rester fidèle à la tradition ; il y a beaucoup de problèmes à être commerçant ; mon métier, je le fais par conviction, et j’ai encore des projets mais la contrainte foncière nous handicape énormément ».
C’est là un rapport qui se pose pour l’amorce d’une véritable dynamique de relance dans la région. Notre interlocuteur, propriétaire d’un pressoir semi-moderne estime que la qualité de l’huile est bonne. « Cela dépend de l’olive mais également des conditions de son stockage ». il est à noter dans ce sillage que pour une tonne d’olives traitée, il est généré en moyenne seulement 20% d’huile ; le reste est partagé entre la margine et les noyaux.
Notre interlocuteur, plein d’idées, estime qu’il est « possible de créer à Ouadhias une industrie autour de la margine, laquelle ne demande qu’à être valorisée pour la fabrication du savon au lieu d’être ingurgitée par la nature ». face à la baisse de la récolte donc de la quantité d’huile, c’est le marché qui flambera et c’est le citoyen qui payera, comme d’habitude, dirons-nous !
A. Z.
