Brahim Oukil, un jeune pugiliste d’à peine 19 ans, évoluant à la section boxe de la JS Boukhalfa (commune de Tizi Ouzou), sous la houlette de Nacer Errouane, son entraîneur, du style et du punch à revendre. Ses qualités, qui honorent son village, Boukhalfa, sa commune, Tizi Ouzou et par delà son pays, l’Algérie, font qu’il glane des titres honorables aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur. En effet, en avril 2007, Brahim Oukil a décroché aux Jeux panarabes d’Egypte une médaille d’or dans la catégorie des 60 kg. En novembre dernier, et dans le même pays, participant pour la seconde fois à ces jeux, Oukil récidiva, mais par du bronze, cette fois-ci.
Brahim Oukil, qui a été récemment en stage avec l’équipe nationale à Tunis, où il a brillé par son punch et sa classe, a fait partie de la sélection africaine de boxe, avec laquelle il s’est rendu en Finlande (Helsinki), pour un autre tournoi-stage international dans lequel notre pugiliste a arraché la 3e place (médaille de bronze). Ces stages sont tenus en prévision notamment de la Coupe d’Afrique de boxe qui aura lieu vers juin prochain, en Afrique du Sud probablement, d’après l’entraîneur du jeune boxeur et président de la section boxe de Boukhalfa.
Cette dernière, fera remarquer ce dirigeant, accuse des manques en tout : gants, sacs de boxe, ring, douches et vestiaires adéquats, etc. « En plus de l’absence de subventions pour faire face à nos créanciers, honorer nos dettes », dira avec regret notre interlocuteur, qui espère ne serait-ce qu’une « petite reconnaissance envers ces athlètes talentueux qui, eux, nous honorent chaque jour davantage ». La section boxe de Boukhalfa compte près d’une centaine d’enfants athlètes, venant aussi bien du chef-lieu de la commune que de sa périphérie.
Antar Boufatis