Il s’agit de la famille des adjoints d’éducation : trait d’union entre les élèves et leurs professeurs. Au moment où ils prirent possession des dortoirs, les cantines et les salles de permanence, on les appelait “pions” puis “maîtres d’externat ou d’internat”. Mais le jour où on décida d’en faire un personnel à part entière, ils passèrent au statut d’adjoints d’éducation, communément appelés surveillants.
Classés à la catégorie 7, ils revendiquent la 10 au même titre que les enseignants du primaire alors que la majorité de ces derniers ont suivi une formation à l’institut technologique de l’éducation et que les adjoints d’éducation n’ont été formés que sur le tas.
Certes cette différence justifie cette classification catégoriale mais ne justifie en rien la mise à l’écart du corps des adjoints d’éducation qui ne peuvent aspirer à une promotion du fait que les enseignants sont prioritaires pour accéder au poste de conseiller de l’éducation (surveillant général). Toutefois, nous croyons savoir que pour rectifier le tir, les pouvoirs publics songent à créer le poste d’adjoint d’éducation principal, réservé exclusivement aux titulaires de diplômes universitaires, poste permettant de postuler à la fonction de surveillant général. Pour ne pas priver indéfiniment les adjoints d’éducation actuels de cette promotion, une proposition de positionnement des plus anciens dans ce corps, soit ceux ayant plus de 15 années d’expérience, au grade d’adjoint d’éducation principal serait faite par les syndicalistes. Si elle venait à être acceptée, cette initiative rendrait le sourire aux surveillants qui se sentaient à un certain moment trahis car ayant perdu plusieurs années dans la même branche sans aucune, en fin de compte, possibilité de promotion.
Laid H, adjoint d’éducation dans un CEM, nous parle de l’avant-projet du statut particulier des travailleurs de l’éducation lequel, à son sens prive l’adjoint d’éducation du volet pédagogique en limitant ses prérogatives aux seuls mouvements des élèves et au travail administratif. Toujours selon ce surveillant, sur le terrain la réalité est tout autre car ils assurent le remplacement des professeurs absents et contribuent dans certains cas à la confection de l’organisation pédagogique (OP) de l’établissement. “Ce qui est sûr, c’est que le corps des adjoints d’éducation prévoit de se doter de coordinations wilayales et d’une coordination nationale qui s’affiliera certainement à la Fédération des travailleurs de l’éducation”, conclut notre interlocuteur.
A. Gana
