Russian railways investit 1 milliard de dollars dans les chemins de fer

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Aujourd’hui, et avec le retour de la stabilité, l’Algérie a décidé de moderniser le rail afin de désenclaver les différentes wilayas du pays de l’isolement qui les ronge depuis quelques années, à travers la mise à niveau et la modernisation des lignes ferroviaires existantes. Un réseau de l’ordre de 855 km sera touché par cet énorme projet. Ce méga-projet pour lequel l’Etat a alloué une enveloppe financière de 900 milliards de dinars (10 milliards de dollars) entre dans le cadre du programme de la relance économique 2004-2009. A travers cette action, l’Etat vise la rénovation de l’ensemble des voies existantes, en procédant à leur doublement, à l’électrification de la rocade Nord et à l’acquisition d’un nouvel équipement en matériel roulant pour la signalisation et pour la télécommunication. Il s’agira également de procéder à la création d’une seconde rocade dans les Hauts Plateaux avec l’extension des pénétrations jusque dans le sud du pays. En effet, le nouveau plan ferroviaire prévoit une densification dudit réseau dans le centre, l’est, l’ouest et le sud du pays. Pour ce faire, plusieurs chantiers sont actuellement en cours de réalisation. Cependant, le groupement ferroviaire algéro-russe, GFAR a décroché le contrat d’aménagement ferroviaire de la région d’Alger pour près d’un milliard de dollars, selon une source proche de l’Agence nationale des investissements ferroviaires (Anesrif). Le groupement GFAR est composé de Russian railways (chef de file), l’entreprise publique Infrafer, filiale de la Sntf. Le délai de réalisation imparti sur lequel s’est engagé le groupement est de 39 mois. Il est à noter que l’Agence nationale des investissements ferroviaires a reçu le 2 janvier dernier la proposition technique du seul candidat GFAR. Le projet d’aménagement ferroviaire de la banlieue de la capitale concernera l’extension de la ligne  » Banlieue d’Alger « , actuellement en chantier, avec la construction d’une desserte reliant l’aéroport Houari-Boumediene au réseau ferré, et d’une nouvelle ligne entre Bab Ezzouar et Zeralda via Birtouta à l’ouest de la capitale. Ce projet fait partie de la modernisation et l’électrification du réseau ferré de la banlieue d’Alger, dont la première phase a démarré en 2004. Confiée au géant français Alstom, cette modernisation s’achèvera en février 2008 et les premiers trains électriques y circuleront à partir de septembre prochain selon les prévisions officielles. Dans ce même ordre d’idée, 17 rames pour une autre commande, sont prévues au plus tard au mois d’avril prochain pour la banlieue d’Alger. Il est prévu également, la réception de rames automotrices électriques pour les axes Alger-Thénia et Alger-El Affroun. En tout, pour l’électrification de la voie ferrée dans le cadre de la modernisation du rail, sont prévues une vingtaine de locomotives électriques ainsi que des rames automotrices régionales, d’une capacité de 400 voyageurs pour les grandes lignes et d’environ 1 800 pour les rames jumelées. On apprend, enfin, que la SNTF a consommé durant le premier trimestre 2007 pas moins de 17 milliards de dinars sur les 1 300 milliards consacrés à la modernisation du rail. Quant à la rallonge budgétaire de 500 milliards de dinars mise à la disposition du secteur au titre de la loi de finances complémentaire pour 2007, le directeur général de la SNTF avait déclaré le jour de la réception des locomotives que les premières estimations des projets de modernisation des chemins de fer n’étaient que des évaluations administratives : « C’est pourquoi, les avis d’appel d’offres internationaux ont connu une remise en cause. »

Nacer Ould Mammar

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