L’art au bout du ciseau

l Hamid fait partie de ces jeunes post-Indépendance qui, faute de CFPA à Aïn El Hammam (ex-Michelet), a appris la menuiserie « sur le tas », comme on dit. De la menuiserie générale, il passe à la sculpture berbère, avant de se découvrir un don de sculpteur. Il n’oublie pas qu’il a été à bonne école. Avant de s’adonner à la sculpture Hamid Aït Allala influencé, sans doute, par son père, lui-même, menuisier, s’inscrit au CFPA d’Aït Hichem où il a appris, d’abord, à travailler sur machines pour fabriquer portes et fenêtres et autres meubles simples. Ce n’est que plus tard qu’il se découvrira un don pour la sculpture berbère. Depuis il ne lâcha plus le ciseau et en fit son passe-temps favori pour la réalisation de divers objets de décoration. Ses thèmes, ayant trait à la culture berbère ainsi que les évènements intéressant la Kabylie, reviennent à chaque fois dans ses tableaux. Ce qui ne l’empêche pas de reproduire des édifices connus comme la tour Eiffel, ou des plaques commémoratives, ou des objets symbolisant la culture amazighe. Le fruit de son travail, il ne le céderait pour rien au monde. Il le garde chez lui et ne le sort que lorsqu’on fait appel à lui pour des expositions. Il se fait à chaque fois un devoir d’exposer ses œuvres et de participer à pérenniser cet art qui risque de disparaître, à force d’oubli.

Nacer B