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Appel à la prudence et à la vigilance de Malek Serrai

l  » La crise financière internationale peut nous toucher d’une manière directe ou indirecte et le but de cette conférence était d’alerter et de sensibiliser l’opinion publique, notamment les opérateurs économiques et faire attention dans le cadre de leur relation financière nationale et internationale, a déclaré, hier, M. Malek Serrai, expert international algérien lors du Forum d’El Moudjahid consacré à la crise financière internationale et ses répercussions sur les économies des pays émergents.

Le conférencier a demandé qu’il y ait  » plus de clarté et de communication de la part de nos institutions financières spécialisées,” en particulier la Banque d’Algérie qu’ il reproche, du coup, de ne pas communiquer les bilans des banques à tous les acteurs concernés de la société civile y compris la presse. Ce qui laisse, a-t-il expliqué, les voies libres aux spéculations et à la désinformation qui ne plaide pas en faveur des milieux financiers.”

En abordant le cas de l’arrêt du processus de privatisation du CPA, le conférencier a salué au passage la position des dirigeants de cette banque qui ont repoussé à une date ultérieure sa privatisation. Car, pour lui, il peut y avoir un ralentissement de l’économie internationale, la fermeture, peut-être, de certaines banques européennes et américaines.  » Comme nous avons des relations très diversifiées, nous risquons de tomber dans des cas de difficultés. Pour cela, il faut redoubler d’efforts et de vigilance afin de garantir l’application du programme de relance économique du chef de l’Etat « , a-t-il avertit. A une question d’avoir des surprises dans la signature de contrats d’investissements ou de reprises d’entreprises publiques par les étrangers, M. Serrai suggère la vigilance et la prudence des opérateurs algériens et du gouvernement. Il insiste à ce que le gouvernement et les opérateurs s’informent au préalable davantage sur leurs partenaires avant de conclure des contrats. S’agissant des dépôts de réserves de changes de l’Algérie aux USA, l’intervenant a laissé entendre que ces dépôts existent aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe.  » Il faut diversifier les dépôts afin de limiter les risques,  » a expliqué le conférencier tout en prônant la prudence et la communication spécialisée. Là, il citera en exemple le cas de la Banque d’Algérie qui, pour lui, devra rendre des comptes à des spécialistes ainsi qu’à la presse sur les rentes de l’Algérie issues du pétrole. Invité à donner une explication sur le point de vue politique de l’investissement étranger en Algérie, M. Serrai citera en exemple la question du gaz pour dire que  » nous devons rentabiliser davantage la vente et la distribution de notre gaz car la question n’a pas été suffisamment développée ni par les médias ni par les spécialistes. Pour ma part, je suis solidaire avec la politique de valorisation du gaz « .

Nacer Ould Mammar

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