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Peine capitale pour les deux meurtriers d’une femme

Une peine capitale a été prononcée contre les deux auteurs meurtre avec préméditation d’une, par le tribunal criminel près la cour de Tizi-Ouzou qui a siégé avant-hier pour traiter cette affaire -le moins que l’on puisse dire- épouvantable. Cinq coaccusés ont été, en effet, présentés mardi devant le tribunal criminel pour répondre des faits qui leur sont reprochés dans le meurtre d’une femme de 62 ans, perpétré le 29 octobre 2006, en son domicile situé au village Ighrayene, dans la commune d’Idjeur (Bouzeguène).

La victime, fille de chahid, résidait seule. En plus des tâches de jardinage qu’elle effectuait près de chez elle, elle faisait également paitre ses brebis chaque matin aux alentours de sa demeure. C’est cette routine remarquée par deux des cinq accusés ayant passé des jours à épier ses habitudes. Ils étaient également au courant de sa pension d’ayant droit qu’elle percevait trimestriellement.

Lors de leur passage à l’acte, ils se sont introduit dans la maison de la victime  » par effraction  » et y ont découvert une somme de 27 millions de centimes en plus d’un fusil de chasse. A ce moment-là, la victime regagnait sa maison et tomba nez à nez avec les deux cambrioleurs qui n’ont pas hésité à lui donner un coup sur la tête à l’aide d’une barre de fer qui lui sera fatal. Encore pire, l’arrêt du renvoi, précise que les  » assassins  » ne se sont pas arrêtés là, puisqu’ils l’ont bâillonné la bouche avant de la ligoter et de la laisser gisant et baignant dans une mare de sang. Des faits qui ont été reconnus par les mis en cause devant le tribunal criminel. Ils ont également reconnu que l’argent volé a été dépensé dans les bars de la ville d’Azazga et celle de Bouzeguène. C’est dans cette dernière ville qu’ils partageront leur secret avec trois comparses qui ont exigé d’eux leur part du butin à hauteur de 2 000 dinars chacun en plus des téléphones portables.

La victime laissée morte en sa demeure fut découverte par ses voisins, trois après le drame, lesquels ont alerté les services de sécurité qui ont ouvert une enquête ayant conduit à l’arrestation des deux présumés auteur du meurtre. Ces derniers n’ont pas tardé à passer aux aveux et à dénoncer leurs comparses qui seront arrêtés à leur tour pour non dénonciation de crime et détention d’objets volés.

Durant l’audience, les accusés ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Les deux principaux accusés ont connaitre la victime qu’ils ont prétendu être la avoué marâtre qui les aurait élevé alors qu’ils étaient enfants. Quant au but de leur acte ignoble, les deux accusés ont répondu qu’il visait à subtiliser le fusil de chasse. Au terme de son long et émouvant réquisitoire, le représentant du ministère public a demandé l’application de la loi dans toute sa rigueur et a requis la peine capitale à l’encontre des deux principaux accusés, 15 ans de prison contre leurs deux complices et à 10 ans d’emprisonnement à l’encontre du troisième.

Après les délibérations, qui ont pris plusieurs heures, le tribunal criminel a reconduit la peine capitale contre les deux principaux accusés répondants aux initiales de A. Mokrane et Ch. Lyès. S. Noureddine et son cousin Yazid ont écopé d’une peine de 5 ans de prison ferme. Quand au troisième complice, il a bénéficié de l’acquittement pour manque de preuves.

M.A.T.

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