L’emploi demeure la seule issue

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Phénomène ayant pris beaucoup d’ampleur ces dernières années en Algérie, le problème des harraga nécessite une grande volonté politique et ce afin de pouvoir lutte contre.

A ce sujet, maître Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CNCPPDH), a affirmé, lors de son passage au forum de la Chaîne II de la Radio nationale que : « L’Etat possède les moyens et la volonté politique pour lutter contre le phénomène des harraga ».

Farouk Ksentini recommande la création urgente d’emplois en Algérie pour la réinsertion de ces jeunes.

S’agissant des condamnations des jeunes harraga, l’invité de la radio, estime qu’elle est légale vis-à-vis de la loi, vu que ces derniers voyagent clandestinement. Ce dernier n’a pas manqué de souligner que ces jeunes ont été poussés par la désespérance, et partant en quête d’un travail outre-mer.

Evoquant le statut du journaliste, Farouk Ksentini préconise le réaménagement du dispositif juridique gérant la profession et revendique leur liberté totale, à condition que le journaliste ne dépasse pas les limites, à savoir l’injure et la déformation que ce soit pour la presse écrite ou pour d’autres médias

Dans le même ordre d’idées, M. Ksentini affirme qu’il «n’y a pas de démocratie possible sans une presse libre et indépendante», ajoutant qu’il faut supprimer la peine d’emprisonnement à l’égard des journalistes. Pour lui : «Un journaliste même lorsqu’il commet une infraction à la suite d’une désinformation ou d’une injure ne doit s’exposer qu’à une amende ni plus ni moins.».

Par ailleurs, et s’agissant de la situation des droits de l’homme en Algérie, elle « va mieux », selon, M. Ksentini. Ce dernier l’explique par les améliorations importantes sur le plan des libertés individuelles, de la démocratie et de la Réconciliation nationale qui est considérée comme un pas très important en matière des droits de l’homme, Selon toujours, M. Ksentini.

Concernant les efforts consacrés par l’Etat, le président de la CNCPPDH a signalé que dans le cadre de la réforme de la justice à savoir programme pour la formation des magistrats, la mise en application des textes importants, ainsi que l’amélioration du statut de magistrature est en cours afin d’améliorer la qualité de la situation de la justice en matière de décision judiciaire.

Lynda Louifi

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