Depuis quelques temps, ces aviculteurs qui voient leurs implantations se multiplier au niveau de la wilaya subissent de plein fouet les conséquences de cette envolée au point où ces derniers ne réalisent même pas le prix de revient (180 DA pour un plateau d’œufs, 120 DA le kilo de poulet de chair), déclare le président de l’Association des aviculteurs de la wilaya de Béjaïa, M. Mekhzen.
Dans la foulée, le premier responsable à la tête de cette Union siégeant au niveau de la chambre d’agriculture et qui regroupe plus de 800 éleveurs de poules pondeuses, quelques 1 200 éleveurs de poulets de chair et environ six éleveurs de dindes ajoute que cette filière voit un lourd surendettement vu les conditions dans lesquelles ces derniers travaillent. De surcroît, il n’omet pas de signaler que la plupart d’entre eux exercent dans des zones rurales, ce qui les contraint à abandonner la filière avicole.
Les causes de ce marasme, explique-t-on, sont dû en premier lieu à la TVA (17%), taxes douanières très élevées et la perturbation des prix de ces intrants dont la plupart sont importés à des prix faramineux.
Corollaire de cet interminable enchaînement : augmentation des prix de la volaille et disparition de quelques éleveurs qui n’arrivent pas à suivre le courant des choses imposé par le marché international. Pour l’année 2007, cette filière qui bat de l’aile, a connu une augmentation de 35% des prix des aliments.
Au nom de tous les aviculteurs de la wilaya, l’association a adressé au président de la Chambre nationale de l’agriculture à Alger un rapport détaillant les problèmes qu’affrontent les agriculteurs et l’invitant par la même à venir les secourir. « Sur le réajustement des prix des intrants de l’aliment, car il y va de la survie de la filière, sachant qu’avec cette augmentation les aviculteurs travaillent à perte et ne réalisent pas le prix de revient », lit-on dans cette lettre.
Une réponse qui tarde à venir. Comme solution alternative à leurs problèmes, ces derniers demandent tout bonnement aux autorités concernées l’application d’un arrêté interminstériel datant du 15/04/1192, stipulant dans son texte que les petits éleveurs ne sont pas soumis à payer les impôts, notamment l’allègement de toutes les taxes douanières.
F. Lahiani
