Farid Meghari, le poète

l Autodidacte, il a produit son premier recueil Le soupir de ma plume composé de 84 poèmes en 2005. A travers ses vers, Meghari Farid nous donne un aperçu sur sa soif de savoir et sa passion de l’écriture qui lui permet, comme il le dit lui-même, de mettre noir sur blanc, ce qu’il n’a pu réaliser sur terrain. Issu d’un village de la commune rurale de Tizi n’Berber, il est pareil à l’ancien chanteur Hassen Abassi lequel se posait des questions, dans ses chansons sur son existence vouée à vivre malheureusement, refusant d’admettre, comme tous les jeunes de l’actuelle génération, les difficultés de plus en plus nombreuses de leur quotidien. Porte-parole de ses jeunes concitoyens, il parle de l’amour « aveugle » pouvant être parfait mais malheureusement, souvent, se terminant par une cruelle séparation. Il n’oublie pas de mettre en exergue la devise règnant en maître mot par ces temps, à savoir la primauté du riche inculte sur le pauvre intellectuel. Trois années après l’édition de son recueil, il promet la sortie du deuxième au courant de cette année. A 36 ans, Farid s’engage à continuer à écrire des poèmes afin d’aider à sa manière les jeunes à garder l’espoir et pourquoi pas les imprégner de son optimisme.

A. Gana