Habituée et comme beaucoup plus par ses actions de bienfaisance en faveur des démunis lors de chaque événement que ce soit fête religieuse ou rentrées scolaires, l’association «Main tendue» du village nord de Tazmalt est passée à une étape supérieure en s’attaquant aux différents fléaux sociaux qui rongent depuis quelques temps le village. Dans un appel rendu public, l’association réagit «suite aux agissements et comportements odieux et immoraux de quelques délinquants qui troublent la sérénité et offusquent intentionnellement l’honneur et la dignité de notre quartier par la commercialisation et la consommation de drogue, boissons alcoolisées et autres au vu et au su de tout le monde, se traduisant par des tapages nocturnes, scènes obscènes, vols, provocation, atteinte à la pudeur…»A cet effet, l’association a appelé et interpellé toutes les consciences responsables pour un rassemblement qui a eu lieu vendredi et ce «afin d’envisager des solutions adéquates et équitables et tenter par la même de mettre un terme à ce fléau qui n’a que trop duré et qui est étranger à nos valeurs et traditions». C’est dans une cour de l’établissement scolaire du village nord que la rencontre a eu lieu avec une présence record des habitants vu l’importance d’un tel sujet. Lors de cette réunion et dans le point inscrit à l’ordre du jour, concernant justement le combat de ces fléaux sociaux, il a été procédé à la confection d’un règlement intérieur dans lequel il est stipulé que toute personne surprise en train de commettre un des délits contenus dans le règlement l’auteur et, après une première tentative pour un règlement à l’amiable, en cas d’échec, celui-ci risque une amende qui lui sera infligée par l’association. Comme il risque aussi d’être carrément exclu du village ou en dernier lieu, des poursuites judiciaires avec dépôt de plainte auprès des services concenés puis la justice décidera de son sort. Une initiative louable de l’association qui nous fait penser aux générations antérieures dans les régions de Kabylie où les sages ont imposé le respect mutuel, la fraternité, le sens de l’entraide et la solidarité. Dans le divers, l’association a invité les habitants à plus de civisme pour un village propre. Elle a aussi proposé aux habitants la possibilité, une fois réunis pour la célébration de la fête de Achoura avec sa tradition chère aux régions bérbérophones qui est «Timechrit», une occasion où la couche la plus démunie pourra se permettre la viande lors de cette fête religieuse. Sans aucune aide de l’Etat depuis sa création, l’association a toujours relevé les défis par ses multiples actions bienfaitrices en faveur des nécessiteux.
Achiou Lahlou