Bien qu’on parle souvent du manque de lecteurs et d’engouement pour le livre, la librairie « Nour oua Il Irehad » des frères Kana de Boghni a su créer cet intérêt chez les écoliers. Depuis maintenant sept ans, cette librairie est devenue ambulante. Il ne se passe pas une semaine sans qu’une école même située dans un village reculé ne reçoive une exposition vente de livres. Pour la semaine dernière, Nour Oua
Il Irchad a sillonné les deux écoles primaires de Tafoughalt ainsi que les écoles de la commune de Tizi Ghennif. Rencontré à Tafoughalt, l’exposant Madjid Kana nous a fait savoir que cette initiative a été prise par son établissement après une autorisation qui lui a été délivrée par la Direction de l’éducation de Tizi Ouzou. « C’est un moyen de mettre en contact les écoliers, les collégiens et les lycéens avec les livres de tous genres. Nous exposons nos livres et en même temps nous accordons une remise sur les livres », nous a déclaré en premier lieu notre interlocuteur.
Et de nous expliquer : « Nous vendons beaucoup plus dans les écoles rurales car les élèves n’ont pas cette chance comme ceux de la ville. Les élèves sont intéressés notamment par les livres parascolaires ainsi que les dictionnaires ». Dans notre virée à Tafoughalt « Frères Salemkour » dans la commune d’Aït Yahia Moussa, nous avons approché quelques élèves. « C’est très bien que ces exposants soient venus dans notre école.
J’ai acheté tous les dépliants de grammaire, d’orthographe, de conjugaison et de vocabulaire. Avant, je n’avais aucun autre livre à part ceux de l’école », nous a dit d’une manière simple un élève de cinquième année. Plus loin, un autre élève tenait une pile de livres parascolaires. Même les enseignants étaient satisfaits du passage de cette librairie ambulante dans leur école. « C’est une très bonne chose. Nos élèves ne sont pas comme ceux de la ville.
Ils n’ont pas où choisir les livres dont ils ont besoin. J’ai remarqué que presque tous les élèves ont acheté quelque chose. Nous souhaitons que de telles initiatives soient multipliées », nous a répondu une enseignante.
Pour Madjid Kana cela est devenue une tradition pour lui. « Depuis que nous avions lancé ces expositions ventes, nous avons appris sur le désir des élèves et leur sélection. Chaque année, nous essayons d’améliorer nos services. Pourvu qu’on satisfasse nos clients », a conclu l’exposant. La librairie ambulante continuera à sillonner les coins les plus reculés.
Amar Ouramdane
