Pour éviter les erreurs faites antérieurement et ne pas avoir à traiter un millier de demandes, l’entreprise EPLF s’est entendue avec les responsables locaux de la commune pour mettre à leur disposition un quota de logements socio-participatifs (LSP) des 106 prévus à la construction dans la commune d’Aokas afin de favoriser les demandeurs de la localité.
L’APC, au même titre d’ailleurs que la daïra, l’hôpital et l’APC de Tizi n’Berber, a transmis à cet organisme une liste de demandeurs sans en informer au préalable la population pour d’éventuelles inscriptions. Cette information a soulevé le courroux des habitants, qui se demandent sur quels critères se sont basés les responsables ayant établi et transmis cette liste.
Il y a certainement des personnes dans la liste qui mériteraient même un logement social locatif mais aussi d’autres qui ne sont nullement dans le besoin, tout au moins pas aussi prioritaires que beaucoup de gens non informés de cette démarche.
La gestion dans l’opacité la plus totale d’un problème aussi important que le logement ne peut résulter que de l’absence d’une commission sociale qui aurait commencé par en informer la population avant d’établir une liste par ordre de mérite.
Voulant en savoir plus, nous avons contacté les secrétaires généraux de l’APC et de la daïra qui ont déclaré ne pas être informés de l’existence de ces listes. Par contre, le directeur de l’EPLF, lui, avait confirmé par téléphone avoir reçu une liste de cinquante trois inscrits dont dix-huit en liste d’attente de l’APC d’Aokas et trois autres listes d’une dizaine de demandeurs chacune de la daïra, de l’hôpital et de l’APC de Tizi n’Berber. En outre, il nous a déclaré aussi vouloir favoriser les résidents d’Aokas en transitant par les institutions et qu’en plus de ces quatre listes, il attend aussi d’autres listes de la police, de la Protection civile et de l’EDEMIA et autres. On a entendu parler de quotas réservés par l’EPLF à la commune de Tizi n’Berber aussi et du quota de la commune d’Aokas attribué aux demandeurs de deux quartiers de la commune seulement. “Mais où va-t-on comme ça ? Pour éviter cela, il faut installer les commissions et l’exécutif ou dissoudre l’APC et laisser la gestion au mouvement associatif”, déclare avec amertume Mokhtar, demandeur du fameux logement socio-participatif.
Il faut reconnaître que la commune d’Aokas à un retard important en matière de logements. D’ailleurs il y a presque un millier de demandes de logements non satisfaites à ce jour. C’est la raison pour laquelle le logement est devenu un épineux problème faisant réagir la population à chaque fois qu’on en parle.
A. Gana
