l La Journée mondiale de la femme est quasiment un non-événement dans cette circonscription de Maâtkas où aucune festivité malheureusement n’est au programme excepté cette timide initiative de la Maison de jeunes locale qui a concocté des activités qui draineront, sans doute, pas grand monde. En effet, le 8 Mars dans les zones rurales passe tout à fait inaperçu. La majorité de la gent masculine rabat ainsi sur les fleurs. Même si pour certaines femmes, recevoir une fleur de son mari, fiancé ou ami suffit à son bonheur, certaines, plus exigeantes en revanche, déplorent ce geste qui, à leurs yeux, demeure une banalité, voire même une fuite en avant, préférant plutôt des sorties, des cadeaux plus onéreux… C’est dire qu’exceptés les jeunes couples qui, encore épris, prennent le soin de se “rappeler” de cette date, la Journée de la femme est considérée comme une journée ordinaire à l’instar des 364 autres. “Nous devons être considérées à juste titre, tout au long de l’année, qu’on ne nous leurre pas à l’occasion du 8 Mars avec ces fleurs de 20 dinars, rien que des fleurs !”, dira fort à propos une dame fonctionnaire qui regrette le fait que de de grandes manifestations inhérentes à leur journée ne soient organisées que dans les grandes villes. “Nous sommes le sexe faible pendant 364 jours et le beau sexe pendant seulement une journée !”, résumera en substance une autre femme.
En tout état de cause, le 8 Mars ou pas on vous aime vous les femmes, vous le charme… comme dirait un certain artiste.
Idir Lounès
