Une semaine culturelle en l’honneur de la femme

L’événement a été inauguré par une conférence animée par Farid Attia maître conférencier et Senoune Arezki surveillant médical à la polyclinique locale la conférence a porté sur la situation de la femme, ses droits et sa place dans la société. Pour M. Senoune, qui a mis en exergue la nécessité d’œuvrer pour l’intégration énergique de la gent féminine dans les différents secteurs d’activité, bien que la femme commence à y prendre place (17% en 2007) avec une prise de conscience réelle, dans une décennie, elle sera inéluctablement un partenaire indétronable aux côtés de l’homme tout en illustrant avec des chiffres le taux de sa présence « dans le secteur économique. 68% des femmes travaillent en zone urbaine et 32% en zone rurale ; par ailleurs, on note que la formation professionnelle embauche 58 000 femmes dans 1 500 entreprises implantées en zone rurale pour la Fonction publique 27%, l’Education nationale 48%, la santé 49%, les collectivités locales 17% et la police 8% ».

De son côté, Farid Attik, très attendu, a fait de sa longue intervention une aubaine pour dresser un réquisitoire alarmant sur la femme à travers un constat amer de certaines situations où elle continue de souffrir le martyre à l’ombre d’un clivage affligeant qui mine la famille « au moment où la science a atteint son apogée et l’humanisme a acquis d’autres dimensions dans les sociétés développées, des femmes souffrent dans l’indifférence totale des affres de l’esclavage et de mauvaises considérations et leur présence est réduite, malheureusement, aux tâches ménagères ou à d’autres travaux forcés », dira le conférencier. Et d’ajouter : « Rien ne peut justifie cet état de faits qui est une réalité devant ce qu’on ne peut qualifier que d’actes discriminatoires où les droits fondamentaux des femmes à la vie sont bafoués à plein les yeux et la culture du « laissé-pour-compte » bat son record dans plusieurs sociétés ».

Continuant dans le même sens M. Attik a rappelé, à l’intention des présentes, qu’il est grand temps de conjuguer leurs efforts pour s’assurer un avenir meilleur. « On ne peut cacher le soleil avec un tamis, tout repose, désormais, sur les bonnes volontés et tout changement dans le bon sens doit faire l’objet d’une réflexion objective loin de toute politique fondée sur une polémique véhiculée par des parlotes », conclut l’orateur.

Rabah Zerrouk