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L’interminable attente…

Elle est insupportable cette énième attente inhérente au rapt, le 8e du genre à Maâtkas, de M. B., l’entrepreneur kidnappé par un groupe armé sur le CW147 le 2 mars dernier. En effet, alors qu’on vient de boucler le 10e jour de captivité, on est toujours sans nouvelles de la victime. Les citoyens s’empressent chaque matin de feuilleter la presse dans l’espoir d’y trouver la moindre bribe d’information relative à cette dramatique affaire. Ils s’interrogent les uns les autres sur l’évolution de cette histoire dans l’espoir d’entendre la bonne nouvelle de la libération de “Da Moh”, qui reste l’un des plus estimés de sa classe dans toute la circonscription de par sa générosité et sa modestie.

Si un silence radio est observé autour de ce rapt de trop, comme c’est devenue une tradition lors de l’ensemble des enlèvements, il n’en demeure pas moins que la population ne cache plus sa colère. “Maâtkas n’est pas un eldorado, nous n’avons pas de milliardaires, toutes les victimes de kidnapping ne sont que de modestes entrepreneurs ou de petits commerçants, les richissimes hommes d’affaires sont plutôt à chercher du côté de la citadelle d’Alger ou d’autres grandes villes.

Notre région reste la plus pauvre d’Algérie. Qu’on nous laisse vivre notre misérable vie en paix ”, diront en substance deux commerçants qui s’interrogent : “A qui le tour ?” En effet, un sentiment d’abandon et de “laissé-pour-compte” est perceptible sur toutes les mines des Maâtkis.

En tout état de cause, cela ne peut plus continuer : le paroxysme est atteint. On craint effectivement le pire. A bon entendeur !

I. Lounès

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