Indubitablement, on ne peut cesser de signaler l’absence de cantines scolaires dans certains établissements, car ô combien indispensables par ces temps de vaches maigres.
Ces restaurants, s’il convient de les nommer ainsi, rendent un immense service aux enfants quand on sait qu’aujourd’hui leur apport est considérable pour les élèves aussi bien ceux du primaire que du moyen.
Si au primaire, les écoles de M’kira en sont presque toutes dotées, les établissements du moyen souffrent encore de ce manque. Au CEM Louna-Mohamed de Tamdikt, la cantine scolaire existe pourtant. « Tout est prêt. Nous avons fait des pieds et des mains pour l’équiper, avec bien sûr, le concours de la Direction de l’éducation de Tizi Ouzou. Nous espérons recevoir un cuisinier », nous a confié, Saïd Salmi, directeur de cet établissement.
« Si un cuisinier y est affecté, elle sera opérationnelle tout de suite. Certes, certains chefs d’établissement évitent la demi- pension, moi, au contraire, j’œuvre à faire bénéficier mon collège d’une cantine car je sais ce qu’endurent nos élèves ». Effectivement, notre interlocuteur a raison. Plusieurs fois, de passage devant cette école, il nous a été donné de voir les élèves déjeunent de pain sec accompagné de soda. Il ne faut pas oublier qu’un repas équilibré donne beaucoup plus de tonus et d’énergie à l’élève notamment à l’adolescence.
Depuis son inauguration, la cantine du collège dit base trois d’Akerrouch Oufella de M’kira profite pleinement aux élèves.
Leurs camarades du CEM Louna- Mohamed espèrent voir leur réfectoire ouvrir ses portes à son tour. « Il n’y a rien à proximité de l’école. Ici, on n’est pas en ville. Et puis, n’oubliez pas que ces enfants viennent de familles modestes et démunies. Ils ne mangent pas à leur faim. Quant à la qualité de la nourriture, elle n’est pas consistante », nous dira un professeur enseignant dans ce collège depuis son inauguration. Le ministre de l’Education insiste pourtant sur la prise en charge des élèves.
Enfin, il faut dire que ce collège obtient chaque année un taux de réussite appréciable au BEM. Ces enfants méritent donc une attention particulière. « Un cuisinier, SVP », tel est leur appel.
Amar Ouramdane
