Les bénéficiaires de logements s’impatientent

Leurs futurs occupants attendent, en effet, que l’OPGI de Tizi Ouzou leur fasse appel pour procéder aux formalités nécessaires pour prendre possession de leur maisons. Impatients, ils ne cessent de harceler les responsables au sein de l’APC, de la daïra et tout autre service où ils espèrent glaner une information quant à la remise des clés. Certains, comme Nacer, nous confient qu’ils ont introduit leurs demandes depuis très longtemps. « J’attends ce logement depuis 1983 et maintenant que mon nom est, enfin, affiché sur la liste des attributaires, je dois encore patienter, sans savoir jusqu’à quand » souligne-t-il. « Si au moins on nous avait appelés pour régler le cautionnement et le loyer qui feront de nous des locataires à part entière, nous serions tranquillisés », ajoute avec inquiétude ce père de famille qui loge chez ses beaux parents. Pourtant, à y regarder de plus près, rien ne justifie un tel retard. L’accès aux nouveaux immeubles, tout comme les principaux raccordements (eaux usées, eau potable, etc. ) ont été effectués. Il ne reste, en réalité, que le branchement de l’électricité au réseau, apprend-on de source informée. Il semble, toujours d’après notre source bien que le problème réside au niveau de l’OPGI qui devrait honorer une facture, auprès de Sonelgaz afin que cette dernière procède à l’alimentation des bâtiments en énergie électrique. Il est vrai que, tant que toutes les commodités ne seront pas réunies, la remise des clés ne pourra pas se faire.

Il est en revanche, tout aussi vrai que, les mal logés à l’image des habitants de la cité coloniale continuent de vivre le calvaire, dans des conditions sanitaires inhumaines.

Nacer B.