Après six ans dans l’enseignement, en qualité de vacataires, un groupe d’enseignantes à l’école primaire Tamsilt n’ Ldjama à Assi Youcef, décident de rompre le silence et de crier leur détresse. Elles nous diront qu’étant détentrices de licences, elles attendent le concours d’intégration pour être stagiaires, mais cela ne semble pas pointer à l’horizon. En d’autres termes, leur avenir dans ce corps demeure incertain. Pour la plupart d’entre elles, les frais de transport viennent alourdir et compliquer leur situation, quand on sait qu’elles ne sont plus payées, comme le dit l’une d’entre elles, depuis 2 ou 3 ans. Un malheur ne venant jamais seul, ajoute-t-elle, elles n’ont le droit ni à la sécurité sociale, ni même à une fiche de paie. Peut-on demander à un travailleur dépourvu des droits les plus élémentaires, d’avoir une conscience professionnelle, d’être ponctuel, de tenir à jour sa paperasse et son programme, d’avoir de bons résultats. Et par dessus le marché, se taire et ne même pas avoir droit de grève ou pouvoir crier son désarroi, au risque d’être aussitôt taxé de non nationaliste et de perturbateur. En dépit de tous ces aléas, ces enseignantes arrivent à rester ponctuelles et à être à jour dans leur mission, elles ont des résultats positifs quand leurs élèves décident d’être attentifs. Elles attendent juste d’être rétablies dans leurs droits.
C. L.