Plusieurs quartiers dans le noir

Les noctambules, particulièrement les habitués de la rue Didouche-Mourad (un seul luminaire) ou ceux du tronçon reliant la ville à Akkar, se plaignent constamment, de cette situation. Si certaines artères de la ville ne sont que peu éclairées, la rue de l’Hôtel, est, elle, livrée à l’obscurité totale, dès la tombée de la nuit. Le phénomène n’est pas nouveau et dure depuis que l’ensemble d’habitations érigées de part et d’autre de la route, allant du quartier de Sidi Ali Ouyahia à la daïra, a vu le jour. A l’écart et peu fréquenté – mis à part les habitants – pour cause du mauvais état de la chaussée, cette partie de la ville devient de moins en moins sûre. Si de jour, nous rencontrons, en dehors des résidants, des élèves et d’autres citoyens se rendant au lycée de jeunes filles, de nuit personne n’ose s’y risquer de peur de s’y faire agresser. Les habitants du quartier, qui nous ont joint, ne décolèrent pas, surtout que l’éclairage public fait partie de l’aménagement de cette partie de la Zuhn et a été inscrit dans le cadre des PCD de l’année 2006. Le projet d’électrification du quartier, qui avait alors bénéficié d’une enveloppe assez consistante, a été confié à une entreprise qui s’est acquittée de sa tâche. Les travaux sont terminés depuis bientôt une année et les ouvriers, « après des essais concluants », nous dit-on, sont partis depuis le mois de juin. Après avoir attendu mais en vain que « la lumière soit », les riverains se sont adressés aux responsables — à tous les niveaux — pour, cette fois, leur demander d’éclairer « leur lanterne ». « Il paraît que l’APC tarde à honorer une facture pour que Sonelgaz procède au branchement », nous dit Mustapha. Toujours est-il que les citoyens ne doivent ni se plaindre ni engager des démarches à partir du moment où un marché en bonne et due forme a été confié à une entreprise qui s’est acquittée de sa part des travaux. Les tergiversations de certains ont conduit à la dégradation de certaines parties de ce réseau mis en place avec les deniers de l’Etat.

Nacer B