Vouhven est une haute colline qui surplomb la ville de M’chedallah et dépendant du plus ancien village du Aârch Imchedallah, Ath Yavrahim en l’occurrence. Cette colline qui s’étend sur des centaines d’hectares renferme un important gisement de terre argileuse et glaise et dont tous les tests et analyses effectués en laboratoire dans les années 80 ont été concluants et jugés positifs sur les matières premières notamment les produits rouges (briques et tuiles) ainsi que la poterie. Des études ont été ordonnées par les autorités de cette période aux services techniques, et le dossier a été ficelé au même titre que celui de la retenue collinaire du lieudit Avaâli. Les deux dossiers croupissent depuis dans les tiroirs et les projets sont tombés dans l’oubli. Aux citoyens qui se sont inquiétés à l’époque de la suite donnée à ces études, il leur a été répondu qu’ils sont en instance prétextant la crise économique des années 80. Et maintenant que les caisses de l’Etat croulent sous les miraculeuses recettes des hydrocarbures ne serait-il pas temps de déterrer ces dossiers pour relancer l’économie « agonissant de la région de M’chedallah au même titre que celle de toute la Kabylie ? De plus une usine de produits rouges réduirait d’abord sensiblement le chômage tenace et galopant, en même temps elle mettrait définitivement un terme à la pénurie de ces matériaux de construction très prisés en Kabylie, et enfin elle réduirait considérablement les risques propres à l’amiante — ciment, composante existante dans le parpaing et les feuilles d’éternites : deux matériaux fort utilisés dans toutes constructions.
Rappelons que ces vastes terrains de Vouhven appartiennent certes à des particuliers mais qui ont abandonnés depuis longtemps toute activité agricole sur ces terrains et qui ne verront certainement aucun inconvénient à ce qu’ils soient exploités au profit de toute une région et cela en tenant compte de l’esprit de solidarité qui prévaut dans toute la Kabylie, une Kabylie restée debout et qui continue à fonctionner grâce à cette spécifique mentalité. Voilà quelque chose à se mettre sous la dent ! Pour les autorités qui semblent être en panne d’idée, la région de M’chedallahest est une contrée riche en gisements dans son sous-sol tels ceux de la chaux à Illiten dans la commune de Saharidj et celui du plâtre à Tamalehth à Ahnif.
Omar Soualah
