Inauguration et baptisation de structures culturelles

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Les invités venus des communes environnantes, particulièrement des membres de l’Organisation des moudjahine ou encore ceux de la Fédération des enfants de chouhada sont arrivés, très tôt, pour se mêler à la foule des citoyens venus d’Ath Laziz et des villages voisins. En tête du cortège, s’étirant sur plus de cent mètres, une vingtaine de femmes, brandissant l’emblème algérien, entonnaient des chants révolutionnaires, tout au long du chemin, menant au Carré des martyrs où une gerbe de fleurs sera déposée, au pied de la stèle, portant les noms de quatre-vingt des meilleurs fils d’Ait Laziz. C’est le nom de l’un de ces villageois. “Ben Yahia Amer”, tombé au champ d’honneur, que portera la Maison de jeunes d’Aït Laziz, inaugurée à l’occasion. Un acquis pour cette agglomération démunie et qui a tant souffert durant la guerre de Libération, comme en témoigneront les nombreux moudjahidine, abordés sur les lieux. La région d’Akbil a donné, plus de quatre cents chouhadas pour que l’Algérie recouvre son indépendance. En cette journée, l’APC a décidé de rendre aussi, un hommage appuyé à la famille “Bouzidi”, l’une des plus meurtries durant la guerre de Libération, en baptisant le Centre culturel du chef-lieu du nom de “Centre culturel des Frères-Bouzidi”. Ces derniers, quatre frères et cousins, sont tombés sous les balles de l’armée coloniale. C’est au P/APC Ahmed Saïd Boudjemaâ qu’est revenu l’honneur de dévoiler la plaque rivée sur le fronton de l’édifice où, par la suite, les hôtes ont été invités à prendre place pour écouter les témoignages des proches qui ont retracé le parcours de ces martyrs morts, très jeunes, certains à 19 ou 20 ans. Leurs anciens camarades de combat ont rappelé certains hauts faits d’armes ainsi que la bravoure de ceux, grâce auxquels, l’Algérie s’est libérée du joug colonial.

Nacer B.

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