l Depuis la fermeture de la décharge communale d’Ighil Oumenchar dans la commune de Souk El Tenine par les villageois de Tighilt Mahmoud pour des raisons évidentes (déclaration d’incendies, mauvaise gestion, pollution), les ménages de toute la circonscription de Maâtkas qui comprend, pour rappel, deux communes, ne savent plus à quel saint se vouer ni à que s’adresser pour trouver un endroit approprié pour se débarrasser de leurs ordures ménagères. En effet, autrefois, c’était par exemple, les services municipaux qui se chargeaient de la collecte des déchets au niveau de quelques villages pour les déverser à Ighil Omencher, mais depuis la fermeture donc de ce dépotoir, les citoyens se voient contraints de se débrouiller pour gérer eux mêmes leurs détritus. Un projet de décharge intercommunale est actuellement à l’étude et sera probablement implanté dans le même endroit, mais avec cette fois-ci des moyens plus rationnels car il s’agit tout simplement d’un CET (Centre d’enfouissement technique) qui présente moins de danger et qui va certainement créer des emplois. Pour l’heure, donc, l’on attend impatiemment ce projet et l’on se débrouille tant bien que mal pour gérer temporairement ses ordures ménagères.
Idir Lounès
Les constructions illicites en ligne de mire
l Les autorités locales au niveau de la daïra de Maâtkas s’attellent à mettre en place d’importants mécanismes de lutte contre les constructions illicites. En effet, devant l’ampleur que prend ce phénomène, particulièrement dans les villages et aux abords des chemins et routes, les pouvoirs publics vont donc renforcer le dispositif de lutte par la création d’une brigade chargée de réprimer toute infraction aux dispositions réglementaires régissant les constructions. Dans cette brigade, nous retrouverons le subdivisionnaire de l’urbanisme et de la construction, des services techniques de l’APC et de la daïra, des représentants des travaux publics, de l’agriculture… et bien entendu, des éléments de la Sûreté de daïra qui se chargeront le cas échéant d’interpeller ceux qui feront fi des mises en demeure des autorités précitées. En tout état de cause, on ne compte plus tolérer désormais aucun manquement à la réglementation en vigueur et toute construction érigée sans permis de construire sera considérée, à juste titre, comme étant illicite. “Pourquoi, diantre, construit-on des édifices à coup de centaines de millions sans que l’on prenne soin de déposer son permis de construire?” déplore un technicien de l’APC qui reste indigné par ces comportements inciviques, et qui rajoutera d’ailleurs en substance : “Devons-nous rappeler aux citoyens que le permis de construire est plutôt destiné pour leur sécurité. Ça ne leur coûte quasiment rien de le demander, car cela reste un droit à la seule condition de respecter les lois régissant les constructions”. C’est dire que tout le monde aura été donc averti car à en croire les services concernés, ceux-ci semblent ne plus tergiverser avec les constructions illicites qui seront désormais en ligne de mire.
I. L.
