Les Douanes communiquent avec leurs partenaires

Partager

Souvent confrontée à des difficultés de communication avec ses différents partenaires dans sa partie marchandise, la Direction des douanes de Béjaïa a pris l’initiative d’organiser une rencontre avec les sociétés chargées de la consignation, lesquelles sont agréées par le ministère des Transports pour l’exercice de cette activité.

Organisée dans la matinée d’hier au niveau de la salle de réunion de l’entreprise portuaire, cette conférence a été animée par l’inspectrice principale des douanes, Melle Bendris, qui rappellera à l’assistance, composée d’une cinquantaine d’agents consignataires et cadres des douanes et de l’EPB, les différents articles du Code des douanes traitant de la responsabilité des capitaines de navires et d’aéronefs d’une manière générale et des prérogatives des différents intervenants dans la réception de la marchandise.

Durant le débat qui a suivi, les consignataires ont principalement soulevé les problèmes rencontrés quotidiennement dans l’exercice de leur fonction notamment par rapport au déficit, qui peut avoir son origine au port d’embarquement ou dans un port de transit. L’un d’eux résumera en une seule phrase la difficulté, en disant qu’ils peuvent représenter les capitaines administrativement et peuvent même aller jusqu’à les représenter financièrement en payant l’amende mais ils ne peuvent en aucun cas le faire pénalement.

Certains d’entre eux avaient eu des démêlés avec la justice, par rapport à la non conformité des marchandise : manque où autres. Les cadres des douanes ont essayé d’apporter des éléments de réponses à leurs interlocuteurs et ont même précisé qu’officiellement une marge de plus ou moins 5% est tolérée pour le passage de la marchandise ramenée en vrac.

Par ailleurs le problème du nombre de “shiftes” limités au niveau du port de Béjaïa et la non destruction, à temps, des marchandises avariée ou son dépotage a été soulevé. Pour cela les services des douanes rétorqueront en disant qu’un assainissement est entrain de se faire et que le nombre de “shiftes” a été limité par rapport au manque d’effectif.

Comme l’a si bien dit Melle Bendris, à l’instar d’ailleurs de ses responsables, le but de cette rencontre locale et de soumettre les autres à la hiérarchie.

C’est un début de communication entre les douanes et ses partenaires qui mènera certainement vers une meilleure prise en charge de la marchandise importée ou même exportée.

A. Gana

Partager