Tizi-Ouzou sombre une nouvelle fois dans l’instabilité

Depuis la journée de lundi dernier, la Nouvelle-Ville de Tizi-Ouzou a vécu d’intenses moments d’agitation. Répétant des réflexes étrangement familiaux à la ville, des jeunes en colère ont fermé des routes et barricadé des artères dans le seul souci de se faire entendre d’une administration qui ne cesse de les mépriser. Certes, le procédé n’est ni catholique ni civilisé, et on sait que c’est l’image de la ville -aux sens propre et figuré- qui en prendra un coup, mais avons-nous le droit de faire un procès d’intention à ces jeunes alors que tout le monde sait que, de toute manière, c’est la seule voie d’expression dont ils disposent pour qu’on daigne enfin s’intéresser à leur cas et se pencher sur leurs revendications ?