Après son périple qui l’a conduit ce week-end à El Adjiba, El Hachimia et Ain Bessem, où il a constaté, à travers un échantillon de chantiers visités, la qualité et l’état d’avancement du logement à Bouira, le ministre de l’Habitat a donné rendez-vous aux élus, aux autorités locales et aux entrepreneurs au siège de la wilaya pour leur faire part de son appréciation de l’état de son secteur à Bouira. A ce propos et comparativement à d’autres régions du pays, le ministre trouve que “Bouira fait beaucoup d’efforts”. Se voulant rassurant, il s’engagera devant ses hôtes “à couvrir financièrement les programmes engagés”. Il estime cependant qu’au-delà des finances, qui du reste ne posent pas problème, la question du développement, s’agissant de son secteur, est une question d’hommes et de mobilisation. Cette affirmation s’adresse surtout aux promoteurs présents dans la salle et que le ministre invite à s’impliquer intensément. Prenant la parole, Abbas T., I’un des entrepreneurs présent dans la salle, soulève le problème des banques, des impôts – « , », paraphrase-t-il – et celui du cautionnement “handicapant” I’entreprise. Même si le ministre souscrit à la préoccupation de l’intervenant et rassure quant à une imminente réforme bancaire, il n’en demeure pas moins qu’il trouve que les entrepreneurs doivent être soumis à un cautionnement à même de “ne pas fausser la soumission”. Dans le souci d’un meilleur rendement, il ira jusqu’à esquisser les contours d’une réglementation garantissant la qualification des entreprises. Il parlera ainsi de l’exigence d’un chiffre d’affaires, d’un effectif, de l’encadrement et d’un éventuel décret permettant à l’administration le retrait de l’agrément à l’entrepreneur. Au sujet des programmes à venir, I’hôte de Bouira annonce que 555 milliards son prévus pour le prochain plan quinquennal ambitionnant de réaliser 1 million de logements dont 15.000 unités au profit de Bouira. Le taux d’urbanisation étant évalué à 29%, une donnée, selon lui, qui doit être prise en compte dans le développement de la wilaya en utilisant le canal de l’habitat rural. Le ministre se dit “prêt à faire moins de LSP au profit de l’habitat rural”, d’autant plus que 2100 hectares sont susceptibles d’être mobilisés pour ce faire.
T. Ould Amar
