Des promesses, encore des promesses

Depuis 5 années l’UGTA, ne cesse de défendre les intérêts des travailleurs, notamment en ce qui concerne le volet salarial mais rien de concret jusqu’à ce jour. Des questions sur lesquelles Sidi Saïd a eu à répondre lors de son passage hier, sur les ondes de la Chaîne III.

Sur ce point justement, « la centrale syndicale n’a pas à rougir compte tenu des avancées qu’ont connu les salaires en Algérie et l’amélioration des conditions socioprofessionnelles » s’est-il félicité. Et d’ajouter que  » le syndicalisme est une activité permanente et quotidienne.  » Selon le secrétaire général Abdelmadjid Sidi Saïd et d’après les statistiques de la centrale syndicale, il dénote qu  » il y a des secteurs où les augmentations ont atteint les 50% entre salaire et indemnités toutefois ces augmentations demeurent en decà des attentes de la masse ouvrière. « 

Les augmentations restent dérisoires par rapport aux besoins des travailleurs, mais le secrétaire général sortant de l’Union générale des travailleurs algériens, pense que la problématique du pouvoir d’achat doit être soumise aux différent acteurs qui détiennent le marché, parce que le marché est le baromètre des salaires, dit-il.

Pour sauvegarder et préserver le pouvoir d’achat des fonctionnaires algériens, il faut l’implication de tout le monde à savoir l’UGTA, les pouvoirs publics, l’organisation patronale et surtout la société civile. Pour pouvoir amener les mécanismes de surveillance et de disponibilité du produit à un prix raisonnable et qui s’accommode avec le pouvoir d’achat du citoyen. En conséquence le travailleur va sentir que son salaire va lui permettre de se sentir à l’aise chaque fin du mois. S’agissant de l’augmentation des salaires décidée par le gouvernement et qui tarde à venir, le secrétaire général sortant annonce que « l’essentiel, est que les salaire ont augmenté.  » Un autre problème qui ronge des familles entières et ce depuis des mois voire plus, sont les salaires impayés, sur ce volet Sidi Saïd déclare que « nous avons jusqu’à 2007 traité plus de 200 000 cas de salaires impayés, et c’est une question que l’UGTA traite tous les jours avec le gouvernement et les différentes parties concernées, les entreprises en l’occurrence », maintenant reste a discuter ce dossier pour définir les solutions définitives pour mettre un terme à cette situation, pour ce faire, il faut instaurer un débat qui va regrouper touts les acteurs du marché du travail.

Le pacte économique et social, est une stratégie qui date de plus d’une année, le secrétaire général du premier syndicat historique, annonce que « les organisations patronales se sont engagés sur un ensemble d’objectifs qui sont tracés sur une durée de 4 ans, et ce depuis le commencement du pacte, et qu’au fur et à mesure, on constate des bilans plutôt favorables, eu égard aux améliorations effetcuées » tenait-il à expliquer. Il est à noter que le pacte constitue un espace de concertation et de débat. La grille des salaires de la Fonction publique figure dans le pacte, la convention avec le patronat aussi.

Pour le plan de la relance économique, beaucoup de choses ont été faites à ce jour, restent encore d’autres éléments qui vont suivre incessamment. L’application de la nouvelle grille des salaires sera appliquée à partir du mois d’avril. Il est à signaler aussi que dans certaines administrations, des contractuels ont déjà eu leurs augmentations et leurs fiches de paie du mois de mars.

Concernant les autres projets de lois Sidi Saïd annonce « il existe 44 projets de statuts particuliers déposés au niveau de la Fonction publique, dès qu’ils seront adoptées et promulguées nous entamerons le dernier processus qui va sans doute apporter un plus.  » Enfin, s’agissant des revendications sociales, le secrétaire général annonce la création d’une commission qui va préparer un programme et un plan d’action où l’UGTA va prendre en compte toutes les doléances de la masse ouvrière afin de les exposer lors des bipartites et tripartites.

Lounis Melbouci