Khailia : le village sort de l’oubli

Situé à six kilomètres au sud d’El Madjen et de Chabet Ikhlef et à quelque dix kilomètres au sud-est du chef-lieu de la commune d’Aomar, le village Khailia compte environ 60 habitations. Les unes sont regroupées, les autres sont semi-éparses.

Pour s’y rendre, on emprunte le chemin communal allant d’El Madjen vers la RN 5 à l’est, via Chabet Ikhlef. Pour y accéder, on suit une piste de trois kilomètres. Cette piste est dans un état piteux. En effet, des travaux de réhabilitation et d’aménagement ont été effectués, toutefois les citoyens les qualifient de rafistolage. Toute la chaussée est recouverte de terre et pourtant des tas de tout venant y ont été répandus. Deux ouvrages d’arts (ponts) sont réalisés. Les fossés n’existent pas, en conséquence, les eaux de pluie se déversent directement sur la chaussée. Dès qu’on aborde le chemin, on remarque la construction d’un caniveau en béton pour drainer les eaux et à quelque 1 500 mètres de là, les travaux d’un second caniveau long d’environ 60 mètres ont été lancés, il y a quelques jours. Selon les déclarations des citoyens, seuls ces deux tronçons seront dotés de caniveaux. Certaines rivières se déversent sur la chaussée et là encore, la réalisation de ponts est indispensable. En définitive, les ponts et les caniveaux sont d’une nécessité absolue pour drainer les eaux de pluie, notamment celles parvenant des hauteurs du village. Rappelons que les citoyens de la localité ont exposé la situation au wali lors de sa dernière visite à Aomar. Le premier magistrat de la wilaya a donné son approbation et a chargé les services concernés d’établir une étude pour octroyer le budget complémentaire. Les enfants du village poursuivent leurs études primaires à El Madjen. Ils effectuent quotidiennement un parcours du combattant, l’établissement scolaire étant situé à quelque six kilomètres du village Khailia. Concernant le gaz de ville, les localités de Khailia et de Chabet Ikhlef n’ont pas été concernées par le projet dont a bénéficié El Madjen. Les citoyens signalent que les services compétents ont pourtant procédé à l’étude dès le lancement des travaux mais…

Les citoyens sont contraints de se déplacer à El Madjen, à Djebahia ou à Aomar-Gare pour se procurer une bonbonne de gaz butane. Les deux localités précitées comptent environ 200 foyers. Un projet d’alimentation en eau potable est en cours de réalisation et s’achèvera dans les jours à venir. Un réservoir de 500 m2 est édifié sur les hauteurs de Khailia. De là, les deux hameaux Khailia et Chabet Ikhlef seront alimentés et bénéficieront de cette denrée vitale. Actuellement, la population s’approvisionne à partir de sources.

Les citoyens demandent que leurs foyers soient raccordés au réseau de distribution afin d’éviter de s’alimenter aux fontaines publiques avec tous les problèmes que cela pourrait engendrer, car « la population est rurale et de ce fait il faut respecter et prendre en considération les coutumes et les traditions des ruraux », nous dira un vieillard.

En définitive, les citoyens adressant leurs remerciements au wali pour les avoir écouté lors de sa dernière visite. La population espère une vie meilleure que leur quotidien s’améliore si cela venait à se concrétiser, même les citoyens touchés par l’exode rural pour une raison ou une autre regagneront le village, nous déclarent-ils.

A. Bouzaidi