Le secteur de l’urbanisme est le secteur qui, le plus, a focalisé l’intérêt de la session ordinaire de l’Assemblée populaire de wilaya entamée, dimanche dernier.
Impressionnée par l’ambition du secteur et dopée par la manne financière mise à la disposition du béton, la plénière constate, cependant, qu’en gros et sur le terrain du chantier, les choses avancent à pas d’escargot et pour cause, près de 80 % des projets ne sont pas lancés. On comprendra, dans un premier temps, que ce retard est imputable au manque criard d’entreprises.
Plus de 700 entreprises sont indispensables pour que le secteur de l’urbanisme puisse atteindre la vitesse de croisière en matière d’avancement.
Or, expliquera M. Bouabcha, le premier responsable du secteur, les ambitions de la wilaya ne peuvent compter que sur la disponibilité de quelques dizaines d’entreprise. Le directeur qui fera du porte-à-porte, réussira depuis son installation, il y a près d’une année, à lancer 220 entreprises. C’est tout de même invraisemblable que des entreprises refusent du travail, trouvera le commun des citoyens, pas très informé à propos d’instruments de l’urbanisme et autres réglementations régissant le secteur.
Défendant son secteur dans un langage limpide, le DUC, laissera entendre que cet état de fait, c’est-à-dire ce non-enthousiasme affiché par les entrepreneurs, trouve son explication dans la lourdeur de l’Administration. Plus loin dans son intervention, M. Bouabcha estimera que “personne n’était préparé à cette manne financière.’’ Abondant dans le même ordre d’idées la secrétaire générale de la wilaya expliquera ce retard par le fait que « Bouira n’a pas de tradition de gestion. »
Le problème pour la SG est identifiable au niveau de l’administration et des bureaux d’étude.
Selon la deuxième responsable de la wilaya, les projets souffrent de manque de maturation et de carences en matière d’étude générale. Choses qui se répercutent sur le délai d’exécution et le coût du projet. » Je m’arrête à ces détails « , clôture-t-elle son intervention. Ce mot : détails suppose qu’autre chose de plus important explique la situation. Elle n’en dira pas plus, même après été invitée par le Président de l’Assemblée à donner plus d’explications. Mais on aura retenu que le hic est à chercher du côté de l’Administration.
T. Ould Amar
