Même pour regagner le chef-lieu Hammam Sillal, les habitants d’Ikedjane sont dans l’obligation d’emprunter d’abord, les chemins passant par d’autres communes telles Akfadou, El Flaye, Tinedar, Sidi Aïch.
Les interviewés voient qu’il est impératif d’orienter maintenant la réflexion au sens de rectifier cet état de fait, comme par exemple projeter d’implanter plus d’infrastructures en cette région isolée de la commune et façon d’être équitable et de réaliser quand même à un certain équilibre. Il ne faut pas perdre de vue qu’il subsiste le même manque dans le secteur Tifra. Malgré ce qui a été dit, le problème du foncier est fait pour bloquer toute initiative et pour éviter cette difficulté.
Il trouve comme solution l’engagement d’une procédure suivant les dispositions de lois qui permettront à l’APC d’acheter des lots de terrain et d’acquérir par à – même un potentiel foncier qui servira comme assiette pour l’emplacement des structures demandées.
Et comme questions à régler dans l’urgence pour ce qui est du douar Ikedjane, on évoque la fermeture du dispensaire ayant été réformé par l’autorité hospitalière à cause de sa non conformité, d’où la nécessité de rebâtir sans tarder une autre structure de santé qui répondra aux normes exigées, et au même propos on mentionne d’autres projets comme l’édification d’une antenne administrative (annexe de la mairie située au chef-lieu), et d’une Maison de jeunes, ainsi que la construction d’une route qui reliera les villages d’Ikedjane au chef-lieu-communal, en passant par le village Sillal.
Le Conseil consultatif : un organe de réflexion et un espace d’initiation à la chose publique
Le Conseil consultatif a fait son chemin au sein de toute la commune, et selon le P/APC la concrétisation du même conseil qui se fera suite à la réorganisation en cours des services de l’APC, consacrera la symbiose entre les élus et les citoyens de la commune.
D’ailleurs, la procédure est déjà engagée dans le but de mandater des délégués de quartiers et/ou villages. Notant que les portes resteront ouvertes à toutes les franges de la société (fellahs, artisans, sportifs, artistes, cadres de l’Etat natifs de la commune… )
Et d’expliquer que le Conseil consultatif communal dépasse le cadre villageois et a pour objectif la participation des citoyens à la gestion en y exposant leurs réflexions et propositions au sujet du développement de la commune Tifra, dans tous les domaines.
Si d’une part, on avoue que cet instrument n’est quand même pas un organe délibérant on assure d’autre part, que celui-ci est ouvert aux compétences et est créé afin d’inviter les citoyens à la chose publique et renforcer la transparence dans la gestion des affaires de la commune.
La station thermale de Hammam Sillal, un symbole de la commune Tifra
Avec l’intérêt qui lui est porté notamment dans les résolutions des colloques et rencontres ayant eu lieu les années précédentes sous le thème du développement local, la station thermale de Hammam Sillal a été définie par le P/APC comme symbole de la commune Tifra. « Cependant, a-t-il ajouté, les rentrées d’argent qu’elle génère ne couvrent même pas les frais de son fonctionnement ». Et de poursuivre que les travaux d’aménagement l’ayant intéressé n’ont jusque-là concerné que son aspect extérieur avant de conclure qu’à partir de maintenant on s’occupera du réaménagement intérieur de la même station pour satisfaire la clientèle, ce qui sera illustré par la construction d’une route plaformant, l’enceinte de cette station, la réfection des bassins d’eau naturellement chaude, en marbre, etc. En finale, le P/APC assure que l’APW ainsi que le wali ont tous trouvé intéressante et réaliste l’idée d’élever la même station au rang de complexe thermal, mais avant cela il faudra en premier lieu réactualiser l’étude en rapport, réalisée en 1992.
Beaucoup d’espoir est en effet rattaché au devenir de la station thermale de Hammam Sillal car sa transformation en complexe thermal signifiera le développement du tourisme de proximité avec les activités économiques qui lui sont liées,, à l’exemple du commerce, l’artisanat, etc.
Un projet de logements sociaux existe, mais des clous…
Dans la conjoncture économique où nous sommes, présidée par la vie dispendieuse et avec la cherté des matériaux de construction, il est beaucoup plus difficile aux villageois de bâtir une maison par leurs propres moyens ; d’ailleurs la plus part des bénéficiaires de la formule de l’auto-construction dans le cadre du Fonal peinent soit à commencer, soit à mener à terme les travaux de construction entrepris. Quitte à bifurquer ici-même sur un sentier de la sociologie. Remarquons que ce n’est pas seulement le chômage qui incite au célibat, il y a aussi l’idéal d’un logement décent qui rentre en ligne de compte, des familles (à comprendre au sens de la société traditionnelle) mènent leur train de vie dans l’exiguïté et/ou sont abritées précairement à travers les nombreux villages de la commune.
A notre question, le P/APC, Meksem Rabah,, répond que la commune Tifra est l’une des rares communes n’ayant pas bénéficié d’un quota pour la construction de logements sociaux, chose qui ne tient pas la route, ajoute-t-il en guise de conclusion. Et pourtant, un projet de construction de 714 logements sociaux a été prévu en la commune Tifra : celui-ci devait s’étaler entre 2004 et 2009, mais rien n’est fait jusqu’au jour d’aujourd’hui au plan de la réalité ! Et sur la même lancée, Kouche Rachid, premier vice-président, assure qu’il y a possibilité d’établir le même projet à l’intérieur du périmètre urbain après étude de viabilisation et choix du terrain qui lui sera affecté.
Nadour Youcef
