A quoi servent les communiqués à grand tapage médiatique de nos gouvernants assurant les citoyens sur la subvention de l’Etat des produits alimentaires de première nécessité, si de telles mesures ne sont pas suivies de contrôle pour leurs application sur le terrain.
Ces derniers jours à El Kseur, et sûrement ailleurs aussi, les prix appliquées par les commerçants pour la baguette de pain sont de 8,50 DA, 9,00 DA et certains à 10 DA. Contactés, les boulangers démentent toutes augmentations à leur niveau. Idem pour la semoule.
Alors que le gouvernement annonce que celle-ci sera soutenue par l’Etat à compter du 1er janvier 2008, et aurait fixé son prix à 3 600 DA la courante et 4 000 DA la supérieure, les commerçants la cèdent à 3 900 et 4 600 DA (soit 980, 1 150 DA le sac de 25 kg), arguant que les prix annoncés par l’Etat sont ceux concernant la production et non ceux destinés aux consommateurs. Devenu le dindon de la farce, le citoyen ne sait plus où donner de la tête et s’interroge sur le rôle des services chargés du contrôle et de la régulation des prix. “L’Algérie, malgré sa richesse grâce au prix actuel du pétrole est en passe d’égaler l’Ethiopie en misère ; au moins les Ethiopéens ont la compassion et la pitié de la communauté internationale pour les aider, mais nous… Rien !”
Par cette tirade, ce citoyen a résumé toute l’amertume et le désarroi de la majorité de la population. A méditer…
B. R.
