(2e partie)
l Elles commencent à s’inquiéter.“Quelque chose est arrivé à notre frère !Un fauve a dû le tuer !” Les deux sœurs passent une nuit blanche. Le lendemain, dès les premières lueurs de l’aube, elles se mettent à la recherche de leur frère. Elles le suivent à la trace. Grâce aux herbes foulées, elles arrivent en vue de la mare. Ses pas conduisent jusque-là, puis plus rien. Elle décident de faire le guet. Leur attente fut récompensée. Deux colombes blanches (snath thithvirine thimelaline), se posent devant elles au bord de l’eau. Elles enlèvent leurs plumes, une fois complètement déplumées, elles se métamorphosent en de ravissantes jeunes filles, et se jettent à l’eau pour se baigner. L’aînée des deux sœurs s’empare furtivement des plumes de la plus belle des colombes et attend. Elle avait pour idée de bluffer. Après s’être ébrouées pendant quelques instants les deux jeunes colombes métamorphosées sortent de l’eau et courent vers leurs plumes laissées sur la berge. Celle qui paraît la plus jeune retrouve ses plumes, les remet en place et s’envole, tandis que l’autre ne les retrouve pas. Sans ses plumes elle ne peut redevenir colombe. Apeurée, elle commence à se lamenter et demande à la cantonade qui les a pris.“C’est moi”, dit la sœur aînée du chasseur disparu.Ariyi-d G’maAm ragh afrioun im !(Rends-moi mon frère, je te rendrai tes plumes !)Le coup de bluff ayant réussi, la jeune femme-colombe succombe. De ses mains, elle touche la grosse pierre qui se trouve sur la berge et le miracle se produit. Le jeune chasseur apparaît. Fasciné par la beauté de la jeune femme-colombe, il n’arrête pas de la fixer du regard. Il est hypnotisé par sa grâce et sa beauté.
Benrejdel Lounes (A suivre)
