Il était 10 heures quand une foule composée quasiment de jeune et encadrées par des ex-animateurs et ex-délégués connus pour leurs positions antidialogue ont battu le pavé depuis la gare routière pour faire le tour de la ville sans lâcher prise afin de scander les slogans classiques du mouvement citoyen, né de ce Printemps noir. Une halte, devenue une réflexe pour les manifestants d’Amizour est marqué au niveau du pont baptisé Pont-du-Printemps noir à on a observé une minute de silence, la mémoire des martyrs de ce maudit Printemps. La procession qui prend de l’ampleur à chaque pas en avant, a vraisemblablement entendue les chants anti-pouvoir entonnés par les marcheurs. Une demi-heure a suffit aux manifestants pour faire l’itinéraire prévu à la marche pour arriver enfin devant la stèle érigée à la mémoire des victimes du Printemps noir. Une minute de silence et une petite prise de parole du fils du défunt Ahmed Mammeri sur la tombe duquel on déposé une gerbe de fleurs en sa mémoire ont clôturé cette action pour inviter les jeunes marcheurs à se dispercer dans le calme. Après 7 ans, la journée nationale contre la hogra a eu droit à une célébration solennelle où l’on a remarqué que le statut de délégué du mouvement n’est plus d’actualité.
Nadir Touati
