Après un arrêt de 2 mois, la cimenterie de SEG a redémarré au début de ce mois pour reprendre sa production de façon normale même si certaines retouches techniques apparaissent çà et là selon les responsables de l’entreprise à cause de ce même arrêt. Un arrêt qui a fait couler pas mal d’encre, à tort ou à raison, mais selon les responsables, cette interruption de production entre dans le cycle normal de l’entretien des équipements afin de leur assurer un bon amortissement. Il a été programmé pour effectuer un entretien semestriel comme cela se fait de par le monde à cette catégorie d’unités, à savoir au début ou à la fin de l’année. Concernant cette cimenterie, le choix du début de l’année avait pour objectif cette fois-ci de procéder au changement de virole de four qui fut réaménagé sur une longueur de 42 mètres et d’un diamètre de 5,40 m. Cette partie a nécessiteé du reste un acheminement vers la cimenterie à partir du port d’Alger qui a pris, au minima, une trentaine de jours afin de procéder par ce biais à la réparation sur site, une technique qui se réalise pour sa première à l’échelle nationale. Profitant de cette pause, il a été programmé, en outre, la maintenance de tous les ateliers de l’usine une opération qui avait commencé au début du mois de février 2008. Seulement si on y revient sur les programmations de ces arrêts techniques de ces cimenteries, il y ressortirait qu’une mauvaise gestion en la matière serait la règle pour l’ensemble des unités de production du ciment, pour preuves, l’arrêt en simultanéité de 3 à 4 unités en matière soit en d’autres termes, autant de ciment non produit au moment une demande accrue s’y manifeste sur ce dernier d’un côté et de l’autre, les pouvoirs publics réagissent lentement (déjà s’il y a réaction) pour combler la carence constatée en se tournant par exemple à l’importation du manque en production. Or, ces derniers refusent carrément d’y procéder sous prétexte que la demande nationale est de l’ordre de 16 millions de tonnes par an et qu’elle est amplement produite voir satisfaite. Quant à la production de la cimenterie de SEG, qui reste parmi les plus importantes à l’échelle nationale, elle produit 3 000T/J soit une production annuelle de l’ordre d’un (1) million de tonnes. Aussi là, on risque de se retrouver en contradiction, car si le produit est disponible pourquoi il y avait une grande tension sur ce dernier qui fut acheté au prix fort de 800 DA, voire plus, le quintal ! Les consommateurs seront tranquillisés et d’après les responsables ils attestent qu’aucune augmentation ne sera opérée en la matière ni programmée dans le future car même après le redémarrage les prix pratiqués à l’usine sont ceux de l’exercice précédant soit 4 095 DA TTC la tonne pour le vrac et 4 674 DA TTC pour le ciment en sac. Il fallait donc chercher les causes de cette flambée des prix hors unité de production ! Une unité qui reste disponible à alimenter 7 wilayas, à savoir Tizi-Ouzou, Tamanrasset, Laghouat, Ghardaïa et une partie de la wilaya d’Alger et bien sûr Bouira. Enfin, depuis février dernier, cette unité passe sous le régime du partenariat avec une entreprise italienne qui se voit propriétaire de 35% du capital qui désormais, gérera le quotidien de celle-ci, tout en intégrant de nouvelles techniques de management et qui reste de plus une première en Algérie après l’expérience de la cimenterie de Beni Saf qui se voit en partenariat avec les Saoudiens avec une participation au capital de l’ordre de 10% et d’après les échos reçus, les résultats réalisés furent plus que satisfaisants. Espérons de même pour l’unité de SEG qui fonctionne avec pas moins 584 ouvriers.
Messaâd Kaci
