Hold-up au stade de Garoua

Partager

D’entrée de jeu, et malgré le standing du club adverse (leader du championnat du Cameroun), les Canaris ne donnaient pas l’impression de nourrir un quelconque complexe, bien au contraire, la troupe à Moussa Saib avait entamé le match avec une assurance qui présageait une issue honorable.

Or il fallait se résoudre au fait que le match se déroulait au Cameroun et qu’il était officié par un arbitre du Malawi qui, selon l’envoyé spécial de la Radio nationale, avait la veille du match subitement quitté l’hôtel où il était descendu pour ne reparaître que le jour du match. Et comme tous les ingrédients étaient réunis, il ne restait aux joueurs de la JSK qu’à subir les assauts des Camerounais et  » le cahier des charges  » du référé. C’est ainsi qu’à la 20’ de jeu, un penalty imaginaire fut sifflé en faveur des locaux et transformé par Zowa. Un but à zéro mais le  » cinéma  » de l’arbitre ne faisait que commencer. Par la suite, c’est-à-dire à la 44’, Kamilou, l’attaquant camerounais, reprend une passe de son coéquipier et réussit à tromper la vigilance du gardien Chaouchi. En dépit de cette domination, il est à signaler que les Canaris n’ont, à aucun moment, abdiqué, mais devant la canicule et un arbitrage monté de toutes pièces, les camarades de Coulibaly se sont défendus mais pas suffisamment pour contrer les assauts des Camerounais. En seconde période et toujours dans cette atmosphère faite de parti pris, la panique semblait s’installer au sein des joueurs algériens. Tous donnaient cette impression d’avoir été floués par les organisateurs et les arbitres. C’est ainsi que le troisième but ne tarda pas à venir corser l’addition. Et depuis, le jeu était presque à sens unique avec la bénédiction du référé. Enfin, il est à signaler que Demba et Coulibaly étaient les Canaris les plus en vue mais que peuvent deux joueurs devant tout le reste ?

En définitive, ce qui est certain, c’est que la JSK, partie faire un score honorable, s’est retrouvée face à une équipe camerounaise dans un stade juste bon à servir de champ de patates et surtout un arbitrage scandaleux et prêt à siffler en faveur du plus offrant.

Ferhat Zafane

Partager