La Dépêche de Kabylie

Un foyer de jeunes pour la cité Colonel-Ouamrane

Avec plus de vingt mille habitants, répartis sur de nombreux quartiers éloignés les uns des autres, on peut dire que la ville de Draâ El Mizan manque énormément d’infrastructures culturelles, quarante-six ans après l’Indépendance. En effet, il n’y a toujours qu’une Maison de jeunes. Bien que celle-ci dispose de nombreux locaux, elle reste tout de même insuffisante pour répondre aux attentes de la masse juvénile représentant les deux tiers de la population. A cela s’ajoute son éloignement par rapport aux habitations. Enfin, une initiative a été prise. L’APC a lancé un foyer pour jeunes entre la cité Colonel-Ouamrane et la cité EPLF. Ce choix est judicieux quand on sait que le plus grand nombre d’habitants est concentré à la Nouvelle-Ville, mais il est peut-être temps de réfléchir de doter les autres quartiers de ce genre d’infrastructures. « C’est une bonne chose. Vous voyez, il n’y a rien ni aire de jeu ni espaces réservés aux enfants. Peut-être que ce foyer de jeunes donnera l’occasion à tous ces enfants qui sont là à se chamailler et à courir dans tous les sens de choisir une occupation. Vraiment, c’est ce qui manque ici et ailleurs », nous dira un habitant accosté tout près du chantier de réalisation de ce foyer pour jeunes.

« Il faudrait construire un foyer dans chaque quartier. La ville de Draâ El Mizan n’est pas celle de 1962 », ajoute-t-il. En effet, ce citoyen a raison car depuis l’exode rural vers cette ville, la population s’est multipliée par quatre en dix ans. De nombreux citoyens ont quitté leurs villages et leurs douars non seulement à la recherche de plus de commodités, mais également à la recherche de sécurité depuis l’avènement du terrorisme. Sur le plan des infrastructures culturelles, il y a un déficit, celui des infrastructures sportives est le même.

Un seul terrain de football, une salle omnisports qui attend sa réfection depuis 2005 après l’effondrement de sa toiture. Une information qui pourrait soulager aussi tous ces jeunes qui jouent au foot, une enveloppe financière a été dégagée pour restaurer le terrain jouxtant le mur du lycée Ali-Mellah. « Je suis très content de voir notre Velodrome remis en bon état.

C’est notre stade fétiche », nous a dit à ce sujet un jeune de la cité CNEP. Effectivement, en dépit de son état lamentable, chaque soir des rencontres interquartiers attirent tous les férus de la balle ronde des cités avoisinantes.

A. O.

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