l Plusieurs citoyens du village Aït Saïd, chef-lieu de Mizrana, se sont rapprochés de nous pour se plaindre et dénoncer la pénurie d’eau dont ils souffrent depuis presque deux mois. Cette pénurie touche plus de 200 foyers sur les 500 environ que compte le chef-lieu ; la cause est le manque de sérieux dans les travaux de réalisation d’un nouveau réseau d’alimentation.
Le comble est que les foyers alimentés à partir de l’ancien réseau ne sont pas touchés par cette pénurie. « Nous souffrons énormément de cette crise depuis presque deux mois. Nous avons interpellé l’ADE en vain. Quant à l’APC, elle affiche une indifférence vis-à-vis de cette crise », nous a déclaré un citoyen de Mizrana.
Selon ces citoyens, l’ADE et l’APC se rejettent la balle et aucune des deux parties n’a agi dans le sens de délivrer le citoyen de cette crise. Le manque de sérieux ou de professionnalisme dans la réalisation de ce nouveau réseau a fait qu’à chaque essai les conduites éclatent et cèdent devant la pression des eaux. Devant cette crise qui perdure, les citoyens demandent à ce qu’on les raccorde de nouveau à l’ancien réseau. A rappeler que le chef-lieu de Mizrana est l’une des localité qui souffre le plus de la pénurie d’eau particulièrement durant l’été.
La vétusté du réseau et le manque de gestion font que la majorité des robinets sont à sec durant les périodes de grande chaleur.
A signaler que la localité jouit de grandes potentialités en ressources en eau mais qui demeurent négligées et non exploitées. A présent, Mizrana est alimenté à partir des forages de l’oued Sebaou par la chaîne dite MTI. Ce réseau, réalisé au début de 1990, est obsolète et dépassé, ce qui provoque des pénuries d’eau récurrente à travers toutes les localités de la région.
M. H.
