l La population de la commune d’Aokas continue à broyer du noir par rapport aux conséquences du blocage qui paralyse son assemblée d’élus qui ne peut délibérer.
Parmi ces conséquences, il y a lieu de relever la défection du réseau d’éclairage public : l’ancien centre-ville est dans le noir absolu car aucune entreprise ne peut procéder à la réparation des lampadaires sans bon de commande délivré par l’APC.
Ce dernier ne peut être établi que si le projet est approuvé en délibération.
A partir du crépuscule, la ville d’Aokas ressemble beaucoup plus à une bourgade des années 20 qu’à une station balnéaire qui compte recevoir des vacanciers dans quelques semaines.
Alors qu’une lueur d’espoir pointait à l’horizon après la réunion à huis clos que les neuf élus avaient tenue pour aplanir leurs divergences et s’entendre sur la gestion de la collectivité, voilà qu’il n’en est rien plusieurs semaines après cette réunion.
Les routes et leurs nids-de-poule
l En attendant que le réseau routier de la commune soit pris en charge totalement, les autorités ont procédé à la remise en l’état des différents nids-de-poule fort nombreux au niveau de l’ex-RN 9 et des autres ruelles de l’agglomération.
Cette opération qui avait duré quelques jours n’a pas été achevée et des crevasses à l’image de celles qui se trouvent pas très loin de la mosquée ne sont pas encore rebouchées sans parler des énormes trous du chemin de wilaya n°15 reliant Aokas à Tizi n’Berber. Pourtant, il suffit de quelques kilogrammes de plus de bitume pour le faire.
Un projet à l’abandon depuis plus de 10 ans
l Le projet de construction de 20 logements dans un cadre d’une convention CNEP/APC, à proximité de 60 logements sociaux, lancé en 1997, a été laissé à l’abandon après la construction d’une carcasse en R+1 et le remboursement, sur les fonds communaux, à la CNEP par voie de ponction d’office, d’un montant de près d’un milliard de centimes. Malgré la tentative d’organismes étatiques et de promoteurs privés pour les reprendre et continuer la construction, aucune solution n’avait été trouvée.
Techniquement, après dix années cette construction ne peut être homologuée par le CTC.
Par conséquent, sa démolition est inévitable sauf si, bien sûr, des travaux de renforcement et anti-sismiques sont entrepris pour « sauver les meubles ».
A. Gana
