« Si les Etats ne prennent pas des mesures urgentes, le nombre d’hypertendus dans le monde pourrait atteindre 1,5 milliard à l’horizon 2025, » avertissait récemment le Pr Abdelkrim Berrah, chef de service de médecine interne au CHU de Bab El-Oued, lors d’une rencontre de sensibilisation. Il a cependant tiré, la sonnette d’alarme quant au laisser-aller des pouvoir publics.
A cet effet, le professeur a fait savoir que « soixante pour cent des Algériens souffrant d’hypertension artérielle ne sont pas soumis à un contrôle médical « . Par ailleurs, il a souligné que » 26% seulement des hypertendus en Algérie sont suivis médicalement « , à l’issue d’une rencontre de sensibilisation organisée par les laboratoires Novartis sur les exercices de prise de tension sur un échantillon de 100 journalistes représentant les différents médias. Aux yeux du Pr Berrah, également président de l’association algérienne des hypertendus (la Saha) les personnes ignorant qu’elles souffrent d’hypertension, à savoir 20% de femmes et 23% d’hommes sont exposées à des maladies cardiaques. Le spécialiste a aussi cité les principaux facteurs à risque de l’HTA lesquels s’élèvent à 200. » Parmi eux non modifiables qui sont l’âge, le sexe et l’hérédité, » a-t-il indiqué, avant d’ajouter : » Le tabagisme, un taux élevé de cholestérol dans le sang, l’obésité, le régime alimentaire, le manque d’activité physique sont les autres facteurs à risque externes. »
Les problèmes socio-psychologiques selon le spécialiste constituent également des facteurs qui augmentent les risques de maladie de 182 fois. Il a toutefois rappelé que l’hypertension artérielle est à l’origine d’autres affections. A l’exemple, précisera-t-il, des infarctus cardiovasculaires et cérébraux, concluant qu’elle (l’HTA) touche au même degré les pays avancés et les pays pauvres.
N.Belbachir
