Le collège de Tafoughalt dans la commune d’Aït Yahia Moussa est le premier établissement de ce genre construit dans un village au début des années 80. Plus tard, il a été baptisé du nom du
chahid Meddour Rabah tombé au champ d’honneur en mars 1955.
La réalisation de ce CEM dans ce village a évité le déplacement de plusieurs générations pour étudier soit à Oued Ksari soit à Draâ El Mizan d’une part, et il faudra aussi dire qu’il a soulagé un tant soit peu le CEM Frères-Oudni qui avait longuement souffert d’effectifs pléthoriques d’autre part.
Certes, ce collège n’a subi aucune dégradation grâce au du personnel qui a veillé à son entretien mais depuis longtemps il est attendu de le clôturer en dur.
« Une enveloppe lui a été dégagée pour servir à une clôture en dur. Le projet sera confié incessamment », nous a déclaré le maire d’Aït Yahia Moussa, Rabah Menguellet. Pour ce responsable, cette décision est une très bonne chose car ce n’est plus le temps de grillager un établissement comme celui-ci. Par ailleurs, notre interlocuteur nous a confié que le projet de cantine scolaire est sur le point d’être lancé. « La première entreprise s’est désistée mais les services de la Such m’ont assuré qu’il sera confié incessamment », a-t-il enchaîné. Au niveau de ce collège, la direction ne ménage aucun effort pour mettre les collégiens à l’aise.
On rappellera que les tableaux noirs ont été remplacés par des tableaux blancs. Alors qu’une salle a été réparée pour servir de club informatique dès que l’établissement sera doté de micro-ordinateurs. Enfin, il faut dire aussi que les collégiens des zones rurales trouvent énormément de problèmes à réaliser leurs projets prévus dans cette nouvelle approche par compétences en raison de manque de cybercafés. A quand donc ce moyen ô combien indispensable ?
Amar Ouramdane
