Cantines scolaires et…. pique-assiettes

Les rations alimentaires destinées aux écoliers tous cycles confondus arrivent-elles aux bénéficiaires réels ?

A voir l’embonpoint, les faces joufflues et les bedaines de la majorité des personnes affectées aux cantines, des constitutions physiques incompatibles avec leur situation sociale, il est facile de déduire que les «meilleurs morceaux» atterrissent dans d’autres ventres que ceux des élèves.

De plus, la vérité sort de la bouche des enfants. Les retraités ayant exercé dans ces cantines en savent quelque chose : ceux interrogés à ce sujet et qui tiennent à garder l’anonymat racontent que c’est en fin de soirée, après le départ du personnel et des regards gênants que le festin commence, soit lors de la «pré-préparation» du repas du lendemain. Selon nos interlocuteurs, les poêles à frire, les grilles et fours ne chôment pas de même que les cageots et frigos contenant les desserts, lesquels sont «visités» sans vergogne ni cas de conscience.

A croire ceux bien au courant de cette situation, il se trouve même des énergumènes qui se permettent des…. invitations parmi le personnel affecté à d’autres services, mais ils se contentent seulement de se «goinfrer» sur place.

Ne serait-il pas utile d’interdire à ce personnel exerçant au niveau des cantines de quitter les lieux avec de gros sachets «noirs» ? s’interroge un interlocuteur. L’allusion est on ne peut plus claire. Les élèves bénéficiaires des demi-pensions étant sélectionnés selon leur situation sociale ne sont pas que les démunis et les pauvres. Les travailleurs et responsables qui versent dans de tels procédés ne peuvent être qualifiés que de…requins. Les responsables chargés de se secteur doivent penser à un système de contrôle plus rigoureux et performant et multiplier les visites inopinées, quitte à solliciter l’aide d’autres «organismes spécialisés» qui peuvent suivre l’acheminement des denrées alimentaires à partir de leur point de départ de chez les fournisseurs jusqu’à leur arrivée dans les assiettes des bénéficiaires.

L’évaluation du contenu de l’assiette ou du repas comparé à celui de la facture permettrait de tirer une conclusion pour chaque établissement. Nous croyons savoir que les enveloppes dégagées par la tutelle pour les cantines scolaires ne sont accompagnées d’aucune exigence ou directive relatives au menu ou la variété du repas dont l’appréciation est laissée aux chef d’établissement et son économe.

Sur un autre volet, comparer quelques fois les quantités et la qualité de la marchandise livrée et celle «cochée» sur la facture avancée par le fournisseur ne ferait de mal à personne si ce n’est tirer les choses au clair et en avoir le cœur net.

Notons enfin que les faits relatés peuvent exister dans n’importe quel autre secteur, comme les hôpitaux par exemple. «Ventre affamé n’a pas d’oreille», dit l’adage.

D’accord, mais puiser dans la ration des autres cela prend une autre tournure.

Omar S.