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“Amek ara tt’waligh ?”

DDK : Parlez-nous de votre parcours musical et vos influences…

Brahim Medani : J’ai commencé à chanter depuis tout jeune, j’ai été bercée essentiellement par la musique kabyle. Il était inévitable pour moi de chanter autre chose car avant tout, j’ai une grande passion pour la musique dite “folklore kabyle”. Je m’y retrouve. C’est une musique qui me colle. Pour moi, de part mes racines et ma culture, elle est synonyme d’amour donc d’attachement. C’est notre musique de source.

Et puis, avec l’arrivée d’artistes comme Rabah Asma, Takfarinas et tout particulièrement Mohamed Allaoua, le folklore kabyle s’est ouvert davantage aux gens, je suis fier de chanter cette musique issue de mes origines et de la voir réussir. Quand elle est parfaitement composée et bien éxecutée, elle plaît à tous. C’est une musique festive et conviviale. Actuellement aux USA, en Europe, en Afrique ou en Orient, beaucoup de grands artistes ont tendance à s’y ressourcer ! Parce qu’elle est chaleureuse correcte et plaisante. J’aime aussi d’autres musiques et j’apprécie venérablement nos anciens que j’écoute avec soin. Ils sont, sans exception, nos pionniers et restent incontournables.

Chanter est avant tout une passion chez vous ?

Heureusement que oui. Si ce n’était pas une passion, la chanson ne m’obséderait pas autant, je ne m’y investirai pas autant et cela s’en ressentirait dans mes chansons. Cette passion est en moi depuis mon plus jeune âge, car j’ai eu la chance d’avoir côtoyé des artistes. Si j’avais pu continuer ma scolarité, j’aurais fait des études musicales sur son rôle dans la société.

Voulez-vous nous parler de votre nouvel album ?

Amek ara tt”waligh ?. Il y a aussi Tahwawit (la joviale) (rires)… L’album au fait, comporte huit titres. J’ai essayé de varier les musiques et la thématique. Du folklore, du sentimental et du chaâbi. J’essaye surtout de donner du plaisir et de la joie aux gens qui, j’espère, apprécieront mes choix. Et comme je pense que la musique est avant tout un partage d’émotions et de sensibilités, j’aime toujours, avant d’enregistrer, demander l’avis sur mes choix musicaux, rythmes et mélodies. A ce titre, j’ai sollicité mon ami Mohamed Allaoua, que je remercie au passage pour ses conseils. Il a même composé une chanson pour moi. Pour les paroles, je les travaille avec Hamid Moualhi. Pour les arrangements, Zinou s’en est occupé. Mon éditeur “Maâtkas music” a prévu sa sortie pour ce lundi 12 mai.

Des objectifs, des projets concernant cet album ?

J’estime que j’ai encore beaucoup à apprendre, bosser à fond et toujours dans le but de faire du bon travail plutôt qu’un travail insuffisant ou inachevé. J’arrive, toutefois, à avoir confiance et prendre du plaisir à travers mes différents albums. Je suis impatient de les partager avec mon public. Pour mes projets, je devrais entamer une promo. Des radios, télé, des spectacles et des fêtes…

La scène, donc, c’est pour bientôt…

Si tout va bien…

C’est-à-dire ?

Pour la bonne ambiance, la chaleur, les émotions et l’amour avec lesquels l’album a été conçu, j’espère faire plaisir au public et que l’album lui plaira. Oui. J’aime partager les bons moments avec les gens.

Pour conclure…

J’espère être à la hauteur de l’attente de mon public, que je salue pour sa fidélité, son amour et son attachement à la chanson kabyle. Je vous remercie également de m’avoir permis de m’exprimer.

Propos recueillis par Nizzar Azwaw

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