Depuis quelques semaines, des groupuscules de sanguinaires se manifestent en divers endroits du territoire de la région de M’chedallah. Délogés et chassés de leur plus important lieu de concentration et de repos situé dans la vaste forêt de Thamelah (40km à l’est de Bouira dans la commune d’Ahnif (une authentique jungle au relief très accidenté et piégé) par l’ANP qui a procédé à l’ouverture des pistes en utilisant de gros engins. Les hordes de sanguinaires qui se sont regroupées en ces lieux n’ont eu d’autres choix que celui de se séparer en petits groupes pas plus de cinq individus pour échapper au ratissage déclenché il y a un mois. L’apparition de ce petit groupe de sanguinaires a mis en alerte maximale la garnison de l’ANP cantonnée au chef-lieu de la commune de Saharidj où il est constaté un mouvement de troupes ininterrompu qui n’a d’ailleurs jamais cessé depuis son installation, il y a une année. De jeunes militaires aux yeux rougis par le manque de sommeil donnent la nette impression d’être décidés d’en finir avec ces criminels réduits aux rackets des citoyens sans défense pour survivrent considérablement affaiblis par pression et le harcèlement qu’exercent sur eux les forces de l’ANP, gardes communaux et autres GLD dans les maquis doublé d’une offensive généralisée de la gendarmerie et de la police contre leurs réseaux de soutien traqués sans répit de toutes parts, physiquement démolis leur force de nuisance a sensiblement diminuée, ce mouvement de ruche de la garnison de Saharidj a rendu espoir et fait l’admiration de la population rassurée par la présence permanente de ce soldat sur le terrain, de jour comme de nuit en optant pour une nouvelle stratégie dans leur déplacement qui déroute tout informateur au service des terroristes qui ne pourrait donner ni signaler la direction exacte que prennent ces soldats, leur lieu d’embuscades, créant ainsi, une zone rouge et dangereuse pour tout criminel qui s’aventurerait dans cette région. Pour pallier à ce nouveau procédé de militaires, des rumeurs font état du déplacement des terroristes en petits groupes habillés en civile (tenues banaisées) de jour après avoir dissimulé leurs armes et cela afin de ne pas attirer l’attention. Cette facilité de déplacement de ces groupuscules de sanguinaires est due en grande partie à la passivité de la population qui s’en est suivie après les remous qu’a connus la Kabylie ces dernières années, ainsi que le retrait des services de sécurité qui a accompagné ces perturbations particulièrement dans les zones rurales, temps, que les terroristes ont mis à profit pour tenter de renouer le contact avec une population qui leur a toujours été hostile, la population d’une partie du pays qui a vu naître les premiers groupes d’autodéfense et les premiers détachements de la garde communale à l’image de celui de la commune de Saharidj, premier constitué à l’échelle nationale.
Omar Soualah
