A Larbaâ Nath Irathen, sur un quota initial de 300 projets admis, 271 bénéficiaires ont reçu la première tranche et 174 la deuxième tranche, 99 bénéficiaires ont achevé leurs logements. Un rythme similaire est constaté à Aït Aggouacha et Irdjen.
Le programme de l’habitat rural fait l’objet d’un suivi attentif de la part des services concernés qui se retrouvent régulièrement au moins une fois tous les dix jours, au siège de la daïra pour une évaluation critique et décisionnelle.
Ces réunions périodiques font suite aux sorties hebdomadaires des commissions multisectorielles sur les sites, pilotées par les services de l’urbanisme et les services techniques municipaux. Ces commissions, au personnel majoritairement féminin, s’attachent à suivre pas à pas les projets des auto-constructeurs à travers les villages depuis la formulation de la demande jusqu’à la réception pour s’enquérir de l’avancement des problèmes de conformité aux plans établis et décider de la libération successive des tranches de la subvention. L’assainissement régulier des listes permet d’expurger les bénéficiaires qui n’ont pas entamé leur construction en dépit de plusieurs mises en demeure. Ces défaillants risquent en effet de retarder tout le processus et surtout d’hypothéquer les programmes futurs. C’est ainsi que 14 bénéficiaires feront l’objet d’un remplacement à Larbaâ Nath Irathen, 20 à Irdjen et 12 à Aït Aggouacha.
Les maires ont fait état de plusieurs postulants qui s’éclipsent après l’aval administratif à leur demande et ne répondent même pas aux mises en demeure leur enjoignant de démarrer leurs projets. Certains cas sont justifiés, ceux qui, en l’occurrence, sont en butte à des obstacles juridiques. Ceux-là seront remplacés mais gardent la possibilité d’un report sur des programmes postérieurs en cas de levée des contraintes.
C’est dire que les règles de gestion certes résolues sont tempérés par un discernement qui prend en compte les contraintes individuelles. Par ailleurs, il a été rappelé la nécessité de généraliser les envois de mises en demeure par porteur afin de pouvoir accuser réception et s’assurer que le bénéficiaire est bien informé de la nécessité d’entamer son projet. De nouveaux besoins sont déjà exprimés : ils s’élèvent à 115 pour Larbaâ Nath Irathen et 20 pour Irdjen et Aït Aggouacha.
Le programme de l’habitat rural connaît sous sa forme actuelle un engouement supérieur à toutes les formules jusque-là initiées dans le domaine de l’aide à l’auto-construction. Le niveau de la subvention, le choix rigoureux des postulants et un suivi de proximité que l’on peut qualifier d’exceptionnel ont permis d’avoir des résultats qui sont, à moins d’un pessimisme outrancier, aisément reconnaissables. L’implication entière des plus hauts responsables locaux permet de lever en temps et lieu les contraintes qui ne manquent pas de se manifester çà et là. La participation obligatoire du demandeur et son démarrage sur fonds propres est assurément un élément important de motivation. Les villages sont parsemés de chantiers qui prennent la place de vieilles bâtisses ou installés sur terrains nus.
La possibilité accordée à la surélévation a augmenté l’amplitude du champ d’action, mais est il vrai que la soudaine augmentation des prix du ciment et du rond à béton a pris de court certains bénéficiaires. De petits couacs subsistent, notamment certaines lenteurs dans la perception des subventions à travers les multiples relais administratifs et bancaires. Cependant, si on juge la réussite à l’aune de l’engouement populaire, celui-ci ne se dément pas.
M. Amarouche
