Gare routière ou dépotoir ?

l Comme on le dit pour les aéroports, les gares routières aussi sont un peu les vitrines des villes visitées. Et si l’on prend au mot ce parallèle ville – gare routière— on pourrait dire que Bouira est une véritable décharge publique. Le visiteur qui ne connaît de la ville que la gare routière sera tout de suite ‘’forcé » d’arriver à cette conclusion. En effet, et sans exagération, en descendant du bus, le visiteur aura d’emblée l’impression d’arriver dans un dépotoir tant il est tout de suites agressé par des odeurs nauséabondes. Et si d’aventure il décide de se rafraîchir le gosier dans l’un de ces locaux qui ressemblent de loin, de très loin à un café, il est obligé de traverser d’interminables entassements d’ordure déposées par les commerçants. Quand bien même leurs commerces sont rentables, ces derniers ne prennent même pas la peine d’emballer leurs « détritus » dans des sacs-poubelle. Les voyageurs aussi « mettent la main à la pâte » en jetant un peu n’importe où leurs bouteilles d’eau minérale et autres restes de sandwichs, mais il faut souligner qu’ils n’ont pas d’autre choix puisque l’apc n’a pas jugé utile comme cela se fait ailleurs d’installer un peu partout des bacs à ordures.

La proximité du marché où le déversement des ordures bat tous les records donne cette impression que la gare routière est en fait le prolongement du souk en matière de « tohu-bohu ordurier ».

Que fait donc la commune qui n’arrête pas d’assommer le citoyen avec le « min adjl madina nadhifa (pour une ville propre) » ? En dehors d’un enlèvement approximatif d’ordures, rien. Fatigué d’attendre que les autorités daignent réagir, le gérant de la société Boudjelouah, située justement à la gare routière, a pris à son compte la décision de nettoyer l’intérieur de la gare. Peut-être que l’apc et les riverains prendront aussi exemple sur ce citoyen qui, ne pourra cependant pas assurer pour longtemps le nettoyage des lieux.

B. D. B.