Site icon La Dépêche de Kabylie

“La surpolitisation empoisonne notre vie”

Cette rencontre initiée en collaboration avec des personnalités de différents horizons se veut, pour son acteur principal, une occasion de “concertation et d’échange d’avis” sur un sujet de taille : la situation socio-économique dans la wilaya de Béjaïa. De l’avis de tous, cette wilaya “historique” accuse un retard flagrant en termes de développement alors qu’elle recèle les atouts potentiels nécessaires pour rattraper le train. Le député Meziane qui n’a pas omis d’expliquer le rôle national et local de chaque locataire de l’Hémicycle trouve que “la surpolitisation du quotidien de nos citoyens est à l’origine de l’empoisonnement de notre vie” qui n’est pas, selon l’orateur, sans conséquences sur l’état des lieux qui ne cesse de se dégrader. Pour démontrer que cette wilaya à vocation plurielle, touristique, agricole et industrielle n’a pas ce qu’elle mérite, le député national donne un diagnostic simple sur deux secteurs primordiaux dans l’amélioration du train de vie des citoyens et la vulgarisation du tissu industriel local. Il s’agit en effet du secteur des travaux publics qualifié de “structurant” mais qui “enregistre au niveau local un retard de cinq ans francs”.

L’orateur avoue que les 11 députés nationaux représentant la wilaya de Béjaïa ont pris attache directement avec le ministre de ce secteur pour lui faire part de l’état du réseau routier très abîmé. En échange, l’on rassure que cette situation ne tardera pas à s’améliorer du fait que des mesures sont déjà prises. A titre d’exemple, les routes nationales de la wilaya sont en chantier et les chemins communaux, ont pris la part du lion en matière de budget pour qu’ils soient tous réfectionnés.

Le changement à la tête de la DTP boostera également le secteur au niveau local.

Quant au secteur de l’énergie, le taux de pénétration de gaz se situe aux alentours de 17% alors que cette industrie a 40 ans d’existence dans cette wilaya. M. Meziane souligne que ce retard serait peut-être dû à la fuite de plusieurs entreprises locales spécialisées en gaz. Il ajoute que ce problème constituera le prochain cheval de bataille des “onze” de Béjaïa. Lors des débats, un tour d’horizon a été fait pour aboutir au point suivant : la wilaya de Béjaïa est malade. Pas un secteur n’est en bonne santé. De la situation catastrophique des 52 communes, à la dégradation grave de l’environnement, à la santé, à l’industrie jusqu’à la bureaucratie qui fait s’interroger l’intervenant si Béjaïa mérite son statut de wilaya. Avec tous ces problèmes, les députés ont du pain sur la planche.

Nadir Touati

Quitter la version mobile